Le rire, expression d’un sentiment de gaieté, d’allégresse ou de jubilation, peut aussi traduire une situation de trouble mental. Il s’agit là d’un rire “pathologique” qui nécessite une assistance et un accompagnement de spécialistes en santé mentale.
Le psychologue Kambale Tamuwite Jérôme dit Tamos, attire l’attention de la communauté sur ce facteur de risque de maladie mentale. Il explique que ce rire peut être observé chez les victimes des événements douloureux, dont des deuils.
” On peut avoir de rire pathologique. C’est observé plus dans les maladies mentales que nous appelons trouble bipolaire, c’est-à-dire, pendant que la personne a perdu son être cher, ou elle a perdu un objet cher, elle a été victime de tel ou tel autre événement douloureux, il peut arriver que le cerveau créé un désordre chez la personne, en cherchant des mécanismes de défense. C’est pourquoi il n’est pas surprenant de trouver une personne qui a perdu son mari, son enfant, son être cher en train de rire, de faire trop de bavardage au lieu de lieu de deuil alors que c’est elle la victime Et dans ce cas, il s’agit de rire pathologique qui nécessite toujours la prise en charge psychosociale», explique-t-il.
Par ailleurs, le psychologue Kambale Tamuwite Jérôme, déconseille la solitude, en cas de détresse. Il parle d’une attitude susceptible d’augmenter les risques de la dépression.
« Et avec la situation d’insécurité que nous sommes en train de traverser à l’Est du pays, exactement à pas le temps de rire, mais nous encourageons la population à éviter la solitude et, à fréquenter les différentes cérémonies .
Dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, à l’est de la RDC, plusieurs situations douloureuses liées aux massacres, à la guerre et aux conflits fonciers figurent parmi les principales causes des troubles mentaux.
Le psychologue Kambale Tamuwite Jérôme, l’un des responsables du Centre d’accompagnement psychosocial (CAP) Salama, situé dans la localité de Musimba, en territoire de Lubero, précise que plus de la moitié des 3 900 cas de maladies mentales enregistrés dans ce centre entre 2020 et 2023 étaient liés aux effets des conflits armés et fonciers.
Didy Vitava




























