Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) dénonce l’incapacité des forces conjointes FARDC-UPDF à protéger les civils face aux massacres à répétition perpétrés par les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. L’ONGDH, active dans la ville de Butembo (Nord-Kivu), l’a déclaré après une série d’attaques terroristes dans le territoire de Mambasa, en Ituri.
Dans son communiqué du 11 mai dernier, l’organisation regrette l’extermination des populations civiles dans le territoire de Mambasa, en Ituri, ainsi que dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu, par les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF).
Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) note que, depuis le début de l’année 2026, plusieurs personnes ont été massacrées par les ADF. Il déplore l’incapacité des forces de sécurité congolaises et de leurs partenaires des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) à protéger la population dans les zones en proie à l’activisme des ADF.
L’ONGDH dénonce également le silence de la communauté internationale qui, selon elle, ne prend aucune initiative sérieuse pour sauver la population de ce calvaire.
Tout en saluant l’engagement de certains citoyens qui, sans moyens, appuient les forces de sécurité sur les lignes de front, le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) appelle les autorités étatiques congolaises et leurs partenaires ougandais à fournir plus d’efforts afin d’anéantir toutes les forces négatives qui tuent et massacrent la population au Nord-Kivu ainsi qu’en Ituri.
Pour rappel, le 7 mai dernier, l’agglomération de Biakato a été attaquée par les ADF. Au quartier Lalia, principale cible de l’attaque, au moins 21 civils ont été sauvagement tués, d’autres pris en otage et des maisons incendiées. Trois jours plus tard, c’est la localité voisine de Makumo qui, à son tour, a subi une attaque terroriste au cours de laquelle 9 personnes ont perdu la vie, tandis que d’autres ont été emmenées de force en brousse.
Dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 mai, les terroristes sont revenus à Biakato où ils ont, à nouveau, tué 3 civils dans le quartier Bangole. Cette série d’attaques a provoqué une vague de déplacements des populations civiles, craignant pour leur sécurité.
Didy Vitava


























