Le bilan de l’attaque perpétrée par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) à Biakato, dans le territoire de Mambasa, en Ituri, s’est alourdi. Il est passé de 15 à 21 civils sauvagement tués.
Le coordonnateur territorial de l’APDEF, qui a livré ces chiffres ce vendredi, indique que les rebelles ont opéré dans plusieurs entités, faisant plusieurs morts, des disparus et des blessés parmi les cultivateurs.
Ram’s Malikidogo souligne que les assaillants sont arrivés à Kawame, où ils ont incendié le camp des Wazalendo de l’UPLC. Des maisons d’habitation, des commerces ainsi que des motos ont également été réduits en cendres.
” Le bilan est passé de 15 à 21 personnes tuées, dont 14 à Laliya, une au niveau de Vatican, deux sur la route d’Akotakoli, à Central et une autre à Kawamé. Le camp des Wazalendo de Kabenete a été incendié. Le commandant local de l’UPLC a également été tué lors de cette attaque, tandis que plusieurs de ses éléments ont été pris en otage par les assaillants. Plusieurs civils revenant des champs sur la route de Kawamé sont également portés disparus. Le bilan reste très lourd : six motos, trois maisons d’habitation ainsi que plusieurs commerces ont été réduits en cendres “, a expliqué Ram’s Malikidogo.
L’APDEF se dit très inquiète, car jusqu’à présent, aucune offensive n’a été lancée contre l’ennemi, qui intensifie ses incursions dans la région. Cette ONG-DH appelle les forces loyalistes à prendre les dispositions nécessaires pour traquer sans toutes relâcher les rebelles.
” Jusqu’à présent, nous regrettons profondément que l’armée n’ait pas encore lancé d’offensive. L’ennemi est venu et est reparti sans être poursuivi. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein de la population “, regrette le coordonnateur de l’APDEF.
Notons que les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) intensifient leurs attaques contre les populations civiles ces derniers jours dans plusieurs zones du territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, rendant ainsi les conditions de vie de la population de plus en plus difficiles.
Emmanuel SYAVUTAWA



























