Pendant plusieurs semaines, des dizaines de jeunes ont été réunis pour des séances d’apprentissage technique et professionnel, organisées gratuitement par le contingent bangladais de la MONUSCO au camp de Ndoromo, en Ituri.
Les formations ont concerné l’informatique et la maintenance des générateurs électriques, deux secteurs jugés porteurs dans une province confrontée au chômage et à l’insécurité. Parmi les bénéficiaires on note Vingt-sept jeunes filles qui ont été formées en informatique afin de renforcer leurs compétences numériques, tandis que treize jeunes hommes ont suivi une formation en maintenance des générateurs électriques.

Ces séries de formation se sont clôturées en fin de semaine dernière, par la remise des brevets aux 40 beneficiaires. La cérémonie s’est déroulée en présence du Commandant du secteur Nord de la MONUSCO, le Brigadier-Général Md Saiful Alam Bhuiyan, des autorités locales ainsi que de nombreux habitants venus soutenir les bénéficiaires.
Pour les responsables de la jeunesse en Ituri, ces formations représentent une réponse concrète au manque d’opportunités qui pousse parfois certains jeunes vers les groupes armés. Jean-Bosco Uzele, chef de la division provinciale de la jeunesse, affirme que cette collaboration permet aux jeunes d’acquérir des compétences utiles pour créer leurs propres emplois et contribuer au développement de la communauté.
Parmi les bénéficiaires, Edgard, sans emploi depuis plusieurs années, espère désormais utiliser ses nouvelles connaissances en maintenance des générateurs pour trouver des opportunités dans une ville où les coupures d’électricité sont fréquentes. De son côté, Nadine, étudiante à l’Université de Bunia, estime que cette formation en informatique renforcera ses capacités dans le domaine de l’administration et du management.

Depuis le début de l’année 2026, environ 230 jeunes, dont 119 femmes, ont déjà bénéficié des initiatives civilo-militaires du contingent bangladais de la MONUSCO dans les domaines de la formation professionnelle, de l’éducation et du renforcement des capacités communautaires.
Chantal Kahashi



























