Un plan de contingence contre la Maladie à virus Ébola (MVE) a été mis en place ce 20 mai 2026 dans la zone de santé de Rutshuru, au Nord-Kivu. Cette initiative a été décidée lors d’une réunion de surveillance épidémiologique ayant réuni les responsables de la zone de santé ainsi que plusieurs partenaires intervenant dans le secteur sanitaire.
Selon les autorités sanitaires, cette démarche vise à prévenir l’introduction et la propagation de l’épidémie d’Ébola dans la zone de santé de Rutshuru, considérée comme un important carrefour de passage des populations en provenance de Goma et de Butembo, deux villes déjà touchées par cette maladie virale.
Le Médecin chef de la zone de santé de Rutshuru, Christian Bitwayiki, a indiqué que ce plan de contingence, déjà en cours d’exécution, permettra de renforcer les mécanismes de surveillance, de prévention et de riposte afin de barrer la route au virus Ébola et de protéger efficacement la population.
« La zone de santé de Rutshuru n’est pas encore en épidémie de la Maladie a Virus Ebola mais vu les risques élevés dans cette zone étant donné que la zone de santé de Rutshuru est un carrefour de la mobilité des personnes, vous voyez la zone est santé est sur l’axe Butembo-Goma, et des personnes qui viennent de l’Ituri, où l’épidémie a été déclaré, d’autres viennent de l’Ouganda, aussi touché et passent par Binza et Rwanguba pour atteindre Goma, et Goma déjà touché par l’épidémie, la population fréquente plus la ville. Cette situation nous met en risque, voilà pourquoi, nous devons nous préparer » a-t-il fait savoir
Le docteur Christian Bitwayiki a également insisté sur l’implication de toute la communauté dans cette lutte contre la maladie. Il appelle la population à observer rigoureusement les gestes barrières, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts suspects ainsi que le signalement rapide des cas présentant des symptômes liés à Ébola.
Il sied de signaler que la flambée épidémique d’Ebola qui sévit en RDC continue de s’étendre. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait état de 600 cas suspects et de 139 décès suspects recensés à ce stade, avertissant que ces chiffres sont appelés à progresser dans les prochains jours.
Cette annonce intervient au lendemain de la réunion d’un comité d’urgence de l’OMS, qui a conclu mercredi 20 mai que, le risque épidémique était « élevé » aux niveaux national et régional, tout en restant « faible » à l’échelle mondiale. Le comité a par ailleurs estimé que l’épidémie ne répondait pas, pour l’heure, aux critères d’une urgence pandémique.
Dieu-Merci Mumbere



























