À l’Est de la République démocratique du Congo, où les armes parlent souvent plus fort que les mots, un autre combat se mène dans le silence : celui de la santé des militaires engagés au front et de leurs familles.
En ville de Bunia, en Ituri, le contingent bangladais de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC, MONUSCO, a posé, la semaine dernière, un acte fort de solidarité en organisant une campagne médicale gratuite au quartier général de la 32ᵉ région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo.
Dans un contexte sécuritaire marqué par des opérations militaires permanentes et des défis humanitaires persistants, cette initiative apparaît comme une bouffée d’espoir pour des hommes et des femmes qui vivent quotidiennement sous la pression de la guerre.
Au total, 105 bénéficiaires dont militaires, épouses et enfants, ont reçu des consultations médicales gratuites, des médicaments ainsi que des conseils de prévention sanitaire. Parmi les maladies soignées figurent les infections respiratoires, hypertension, diabète, douleurs musculaires, blessures mal soignées, mais aussi stress et anxiété liés aux traumatismes des conflits.
Cette campagne médicale rappelle une vérité essentielle : derrière chaque uniforme se trouve un être humain, une famille, une vie fragilisée par des années d’instabilité. Pour les responsables militaires des FARDC ainsi que les représentants de la MONUSCO c’était une action salutaire qui dépasse le simple cadre médical. Pour eux, cette assistance traduit la consolidation d’un partenariat stratégique entre les forces congolaises et la mission onusienne dans la lutte pour la stabilisation de l’Est du pays.
Sur place, plusieurs bénéficiaires n’ont pas caché leur reconnaissance. Certains ont évoqué un soulagement, d’autres un sentiment d’être enfin considérés après de longues périodes sans accès adéquat aux soins.
À travers cette campagne, la MONUSCO fait preuve que son soutien aux Forces Armées de la RDC ne signifie pas seulement accompagner les opérations militaires, mais aussi prendre en compte le bien-être humain et social de ceux qui se battent pour la sécurité de la population. Dans une région où la souffrance est devenue presque quotidienne, chaque geste de solidarité devient un acte de résistance contre l’abandon.
Chantal Kahashi




























