Face à la tension observée entre le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-major Kakule Somo Evariste et le député national Mbindule Mitono Crispin, élu de Butembo, le Conseil culturel du Kyaghanda Yira appelle à l’apaisement, à la retenue et au dialogue fraternel. Il propose sa médiation pour mettre fin à cette guéguerre et rétablir un climat de confiance sous l’encadrement de la notabilité.
Dans un message publié mardi 19 mai et adressé aux deux personnalités, cette association culturelle a exprimé sa vive préoccupation face aux tensions et incompréhensions que la gueguerre entre les deux personnalités risquent d’engendrer sur la cohésion sociale et l’unité au sein de la population du Nord-Kivu.
Le Conseil culturel du Kyaghanda Yira Obughuma Bwa Bayira demande aux deux personnalités de privilégier la sagesse, la retenue et le dialogue au regard du contexte actuel de la province, marquée par l’insécurité et d’autres défis.
Il affirme être ouvert à faciliter une rencontre fraternelle entre les deux autorités afin d’apaiser les divergences et préserver le climat de paix et de confiance au sein de la communauté.
“A cet effet, nous sollicitons humblement votre disponibilité afin qu’une rencontre puisse être organisée sous l’encadrement de la notabilité dans le but d’apaiser les divergences et de préserver un climat de paix et de confiance au sein de notre communauté”, lit-on dans ce message.
Le Conseil culturel demeure convaincu que le dialogue et le respect mutuel constituent la meilleure voie pour consolider l’unité et la stabilité de notre province.
Le député national Crispin Mbindule Mitono fait l’objet d’accusations de la part du gouverneur militaire du Nord-Kivu. Celles-ci font suite à une émission diffusée le 4 mai sur les antennes de la radio Canal Wikongo, au cours de laquelle l’élu se serait illustré par des déclarations hostiles à l’exécutif provincial. Depuis lors, l’élu de Butembo fait l’objet d’une requête judiciaire engagée par l’autorité provinciale, qui l’accuse notamment de propagation de faux bruits, d’incitation à la révolte et d’usurpation de fonction. À la suite de ces accusations, le gouverneur militaire a saisi l’Auditeur général des FARDC afin d’ouvrir des enquêtes et d’approfondir le dossier.
Depuis lors, des appels à la paix et à la retenue se multiplient. Si certains acteurs sociopolitiques recommandent à la population d’observer le cours des événements et d’attendre la suite que la justice militaire pourrait réserver à ce dossier, d’autres condamnent l’attitude du député vis-à-vis de l’autorité provinciale. Cette crise divise la classe sociopolitique locale.
Didy Vitava



























