L’acteur politique et défenseur des droits humains, Maître Sekera Kivasumwa, appelle au calme et exhorte à laisser les instances habilitées traiter le dossier relatif aux accusations portées par le gouverneur militaire du Nord-Kivu contre le député national élu de la ville de Butembo, Mbindule Mitono Crispin.
Dans une conférence de presse animée ce samedi 16 mai 2026, Maître Sekera a d’abord expliqué que la lettre écrite par le gouverneur militaire, le général-major Evariste Kakule Somo, relève de son droit de saisir les autorités habilitées pour des faits portés contre le député, notamment des infractions et imputations dommageables, l’usurpation de fonctions, la propagation de faux bruits et l’incitation à la révolte.
« Ce que le gouverneur a fait n’est pas un crime. Il l’a fait dans le cadre de ses fonctions. Le gouverneur a été saisi des faits et demande aux services compétents de mener des investigations. Dans un État de droit, il existe le principe de la présomption d’innocence, mais aussi le droit à la défense », a-t-il expliqué.
Pour Maître Sekera Kivasumwa, dans un contexte où la province du Nord-Kivu est déjà fragilisée par la crise sécuritaire, il est important d’attendre que les autorités fassent leur travail. Il appelle à la patience et à ne pas tomber dans la désinformation. Les débats menés sur les réseaux sociaux sont sans objet, estime Maître Sekera.
« À notre niveau, nous allons appeler les gens à observer ce qui se passe et à attendre que la Haute Cour militaire mène ses investigations. Elle demandera que les éléments détenus par le gouverneur soient mis à sa disposition, et le député aura l’occasion de se défendre », a-t-il ajouté.
Le député national Crispin Mbindule Mitono fait l’objet d’accusations de la part du gouverneur militaire du Nord Kivu. Il lui reproche notamment des « troubles à l’ordre public » ainsi que des que quelqu’un rassemblement clandestins avec un groupe armé opérant dans la ville de Butembo.
De son côté, l’élu de Butembo rejette catégoriquement ces accusations, qu’il considère comme une « tentative d’intimidation politique
Claudine Mulengya




























