L’ONG Bureau d’action de développement et des urgences (BADU), active dans le territoire de Rushuru en province du Nord-Kivu, appelle les familles retournées de guerre dans les villages à faire preuve de vigilance face à la présence d’engins explosifs et autres restes de guerre abandonnés.
Monsieur Salem Amisi, chef d’équipe au sein de cette ONG qui intervient dans la sensibilisation et la lutte contre les mines antipersonnel, explique que les mines abandonnées constituent un danger pour les membres de la communauté.
« Nous avons des signes qui montrent qu’il y a des engins explosifs dans une zone : des squelettes d’animaux, des maisons, des véhicules abandonnés et des champs de bataille. Lorsque nous rencontrons ces signes, nous devons comprendre que la zone en question n’est pas sécurisée, car elle peut contenir des engins explosifs. Même si nous ne voyons aucun de ces signes, il est important de garder à l’esprit que dans les zones post-conflit, la présence d’engins explosifs est une réalité. Nous devons donc toujours faire attention », explique-t-il.
Depuis l’occupation de la ville de Goma par les M23/AFC vers la fin du mois de janvier, les déplacés qui étaient logés dans les 18 sites autour de la ville commencent à regagner leurs villages dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi.
Cependant, de nombreux retournés rencontrent des difficultés pour se réinstaller. Ceux qui ont passé entre 2 et 3 ans loin de chez eux ont trouvé leurs maisons soit détruites, soit occupées par des personnes inconnues. D’autres déplacés sont encore à Goma, faute de moyens leur permettant de faciliter leur retour dans leurs villages.
Dieu-Merci Mumbere et Claudine Mulengya



























