À Beni, (Nord-Kivu), les mines et restes explosifs de guerre continuent de représenter une menace silencieuse pour les populations. Pour y faire face, le Centre Congolais de Lutte Anti-Mines (CCLAM) coordination provinciale du Nord-Kivu, a organisé jeudi 23 avril, une séance de sensibilisation à l’intention des acteurs de la société civile.
L’objectif de cette activité était de renforcer les connaissances des participants afin qu’ils deviennent des relais efficaces de prévention au sein de leurs communautés. Selon Yannick MUKENDO, chargé de la gestion des informations au sein du CCLAM, cette initiative vise notamment à réduire les risques liés à la manipulation ou à la présence d’engins explosifs dans la région.
Au cours de la séance tenue sousl’invitationde la cordonation urbaine de la société civile Beni, les participants ont été édifiés sur les différents types de mines et restes explosifs de guerre, leurs conséquences souvent dramatiques, ainsi que les comportements à adopter pour se protéger.
Selon Scolastique KALIMU, inspectrice qualité aubsein du CCLAM, ces engins peuvent en effet entraîner des conséquences multiples, notamment physiques avec des blessures graves ou des pertes en vies humaines, mais aussi psychologiques, en laissant des traumatismes durables chez les victimes et leurs proches. Sur le plan socio-économique, leur présence limite l’accès aux terres agricoles, freine les activités économiques et accentue la vulnérabilité des communautés.
La coordinatrice provinciale du CCLAM, Nadine Kibibi, a de son côté, présenté brièvement la mission de cette structure, qui œuvre pour la protection des civils à travers la sensibilisation, la collecte d’informations et l’appui aux actions de lutte anti-mines, sous les ordres du chef de l’État à travers le ministère de l’intérieur.
Une initiative saluée par le président de la société civile urbainede de Beni Pépin Kavota, s’est dit satisfait de la tenue de cette activité, soulignant son importance dans un contexte sécuritaire encore fragile.
Du côté des participants, plusieurs ont exprimé leur engagement à partager les connaissances acquises avec leurs communautés respectives, afin de prévenir les accidents liés aux mines. À l’issue de la séance, ils ont également formulé des recommandations en faveur d’une large vulgarisation de ces informations, afin d’atteindre le dernier habitant de la ville.
Dans une région marquée par des conflits armés, la sensibilisation apparaît ainsi comme un levier essentiel pour sauver des vies et renforcer la résilience des populations face aux dangers des engins explosifs.
Chantal Kahashi


























