Le Cadre de paix pour la réconciliation et la justice (CPRJ), une organisation humanitaire active dans la partie sud de la province du Nord-Kivu, a exprimé sa vive inquiétude face à la fermeture prolongée de l’aéroport international de Goma, considéré comme l’une des principales voies d’accès des acteurs humanitaires et des intrants médicaux destinés à la riposte contre l’épidémie d’Ébola.
Cette réaction intervient alors que la ville de Goma a enregistré, depuis le week-end dernier, son premier cas de la nouvelle souche d’Ébola dite « Bundibugyo », suscitant une inquiétude grandissante au sein de la population et des organisations sanitaires opérant dans la région.
Dans une déclaration faite ce mardi 19 mai 2026 à la presse, Jackson Mbula, secrétaire exécutif du CPRJ, a appelé les autorités compétentes à accélérer le processus de réouverture de l’aéroport de Goma afin de permettre une meilleure coordination des interventions sanitaires et humanitaires.
Selon lui, la fermeture de cette infrastructure stratégique ralentit considérablement l’acheminement des équipes médicales, du matériel de protection, des médicaments ainsi que des équipements nécessaires à la prise en charge rapide des cas suspects et confirmés.
« L’aéroport de Goma constitue une porte d’entrée essentielle pour les humanitaires et les intrants médicaux. Sa fermeture compromet sérieusement les efforts de riposte contre cette nouvelle menace sanitaire », a déclaré Jackson Mbula.
Il estime également que la réouverture de l’aéroport devrait être accompagnée de celle des banques, elles aussi fermées dans la zone. Il souligne que cette situation affecte non seulement les opérations humanitaires, mais également les activités économiques et la survie quotidienne des populations locales.
« Les banques jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des organisations humanitaires, mais aussi dans la stabilité économique de la ville. Leur fermeture complique davantage la situation déjà préoccupante », a-t-il ajouté.
Alors que les autorités sanitaires intensifient les mesures de surveillance et de prévention après la confirmation de ce premier cas d’Ébola Bundibugyo à Goma, plusieurs acteurs de la société civile appellent à une mobilisation rapide pour éviter une propagation de la maladie dans cette ville stratégique de l’est de la République démocratique du Congo.
Le bilan de l’épidémie d’Ébola continue de s’alourdir. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a fait état lundi 18 mai de 118 morts suspects, contre 80 vendredi passé sur la base d’informations transmises par le ministre de la Santé Roger Kamba.
Deux nouvelles zones de santé sont désormais touchées par rapport au bilan de vendredi. Il s’agit de la zone de santé de Nyankunde, à 45 kilomètres au sud-ouest de Bunia. Deux autres cas ont été confirmés dans les zones de santé de Katwa et Butembo, dans la ville de Butembo. L’épidémie touche désormais plusieurs zones géographiques distinctes dont : Mongwalu, Rwampara, Bunia et Nyankunde dans la province de l’Ituri, ainsi que les villes de Butembo et Goma au Nord-Kivu.
Dieu-Merci Mumbere




























