La nouvelle loi portant ratification de l’Accord International sur le cacao par la RDC accorde plusieurs avantages dans la fixation des prix, le financement et la sécurisation de la culture cacaoyère ainsi que la certification de ce produit. D’après le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, il s’agit d’un bouclier et un accélérateur économique direct pour les vaillants planteurs du cacao congolais.
Dans sa tribune publiée dimanche 19 Juillet, le Ministre Julien Paluku Kahongya a présenté 12 impacts concrets tirés de l’Accord International sur le Cacao, repartis en quatre piliers. Le premier pilier porte sur la fixation des prix, le revenu vital garanti et la lutte contre l’exploitation. À l’en croire, l’Accord International sur le Cacao impose des mécanismes de fixation des prix intégrant le coût de la vie décente du paysan.
Objectif, protéger les agriculteurs contre les prix de misère imposés par les intermédiaires. La nouvelle loi dote les producteurs congolais du pouvoir de négociation face aux acheteurs véreux, grâce aux prix de référence à l’international vulgarisés par cet accord. Pour favoriser la culture du Cacao Bio et Aromatisé, ce texte ouvre la voie aux circuits de commerce équitable qui paient directement des primes de qualité ou un surplus aux coopératives locales.
Le deuxième pilier est axé sur le financement, la structuration et l’appui technique à la culture cacaoyère. En signant l’Accord International sur le Cacao, la RDC accède aux fonds de développement internationaux qui permettent le financement des coopératives avant la récolte. Le but est d’éviter que les paysans ne vendent leur production à vil prix par manque de liquidités.
Il prévoit une modernisation technique en installant des centres de séchage et de fermentation du cacao ainsi qu’en finançant le regroupement des agriculteurs en coopératives solides.
Le troisième pilier consacre la souveraineté, la traçabilité et la certification du cacao congolais. Face aux menaces de l’Union Européenne contre la déforestation, cet accord envisage un appui technique pour une certification gratuite du cacao congolais, afin de sécuriser son accès au marché européen.
L’Accord International sur le Cacao met aussi fin à la dépendance des certificateurs étrangers. Les congolais seront désormais formés sur la certification de leur propre cacao. Grâce à la traçabilité numérique, le cacao congolais ne sera plus mélangé frauduleusement pour enrichir les statistiques des pays voisins.
Enfin, le quatrième pilier prône le désenclavement, la logistique et la sécurité. L’accord ratifié par la RDC soutient la construction d’entrepôts climatisés et de silos de stockage dans les grands centres pour conserver les fèves en parfait état en attendant leur évacuation.
Il encourage la réhabilitation en priorité des axes routiers reliant les bassins de production de l’Est aux ports de sortie. Il en est de même de la sécurisation, via l’unité mixte Police-Douane-Armée, des pistes et plantations congolaises contre les groupes armés et coupeurs de route.
Présentée et défendue au parlement par le Ministre Julien Paluku Kahongya, adoptée par les sénateurs et les députés nationaux, la loi portant ratification de l’Accord International sur le Cacao a été promulguée par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, dans une ordonnance présidentielle rendue publique le 13 juillet 2026.
La Rédaction



























