Le prix de la braise a connu une hausse ces derniers jours dans la commune rurale de Kipese et dans les villages environnants, dans la chefferie des Baswagha, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Certains revendeurs de la braise interrogés ce dimanche 26 avril attribuent cette augmentation de prix à plusieurs facteurs, notamment la rareté des arbres, les frais de transport ainsi que la surpopulation dans certaines localités voisines.
Selon Ndime Makeo, acheteur d’arbres et fournisseur de braise dans l’agglomération de Kipese, un arbre qui coûtait 10 000 FC auparavant se négocie actuellement à 20 000 FC, ce qui entraîne directement la cherté de la braise. Il exhorte les habitants de Kipese et de ses environs à comprendre la situation telle qu’elle se présente et ajoute qu’il est difficile d’y remédier, d’autant plus que le sol semble également appauvri pour le plantage d’arbres.
“La principale cause de la hausse du prix de la braise est la rareté des arbres. Actuellement, il est difficile d’en trouver. On ne peut s’en procurer que dans des zones éloignées, avec toutes les difficultés liées au transport, dont le coût est passé de 500 FC à 2 000 FC. Un arbre qui se vendait à 10 000 FC coûte aujourd’hui 20 000 FC. Vraiment, je vous assure qu’il est très difficile de remédier à cette situation. Nous devons nous y habituer, car nous achetons désormais à un prix élevé, indépendamment de notre volonté,” a-t-il expliqué.
Pour sa part, Kanyere Wasivyo, vendeuse de braise, s’inquiète des conditions de vie des populations de Kipese face à la hausse du prix de cette substance charbonneuse. Elle renseigne que le prix d’un bassin plastique d’autrefois équivaut désormais à celui d’un demi-bassin.
Par ailleurs, elle souligne qu’un sac marque tirette , qui se négociait entre 20 000 et 25 000 FC, se vend actuellement entre 30 000 et 35 000 FC.
“On observe ces derniers temps une rareté de la braise. Cette situation est due au manque d’arbres. Un bassin en plastique qui coûtait 5 000 FC correspond aujourd’hui au prix d’un demi-bassin. Un petit lopin d’arbres coûte 200 000 FC. Dans les jours passés, un sac marqué tirette se négociait à 25 000 FC, mais actuellement, nous le vendons à 35 000 FC. La vie des habitants de Kipese est devenue très chère. Vraiment, nous le regrettons”, s’inquiète-t-elle.
Il convient de souligner que la commune rurale de Kipese approvisionne en braise les grands centres urbains, notamment les villes de Butembo et de Goma. Nos efforts pour joindre le service de l’environnement dans cette commune n’ont pas abouti, celui-ci n’étant pas encore de retour après le retrait de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC-M23 dans l’entité.
Emmanuel SYAVUTAWA



























