“Les mots peuvent construire la paix, mais ils peuvent aussi attiser la violence”. À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le discours de haine, l’ONG La Benevolencija invite la population à faire preuve de vigilance face aux messages de manipulation qui alimentent les divisions au sein des communautés.
Selon l’organisation, les auteurs des discours de haine cherchent à entretenir les conflits en opposant les populations et en encourageant la méfiance, l’exclusion, voire la violence. Dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires et sociaux, ces messages constituent une menace pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Pour Kaba Wesi, chargé de programmes à La Benevolencija, il est essentiel que chacun développe un esprit critique face aux informations diffusées dans les médias et sur les réseaux sociaux,
« Certains essaient de confronter des communautés contre les autres. Des leaders negatifs qui tirent les ficelles même de la Diaspora. Tout cela fait parti de la manipulation et suscite la haine.», affirme-t-il.
Face à la multiplication des contenus haineux, notamment sur les plateformes numériques, il appelle chacun à adopter une attitude responsable.
« Si on se laisse berner ou manipuler par les leaders négatifs, cela mène vers une les conflits et à la violence de masse.», insiste Kaba Wesi.
Ce message était une occasion pour La Benevolencija d’encourager les citoyens à devenir des acteurs de paix en rejetant les discours de haine et en privilégiant le dialogue, la tolérance et la compréhension mutuelle pour renforcer la cohésion sociale.
L’engagement de cette organisation dans la lutte contre le discours de haine, se fait remarqué positivement, à travers plusieurs programmes et feuilletons réalisés dans la région des Grands-Lacs notamment le feuilleton Kumbuka kesho, l’émission “c’est le ton qui fait la panique” diffusée à la radio okapi, le sketch “Notre Congo”, et plusieurs autres.
Pour enrichir, Kaba wesi estime que ces programmes réalisés à travers différentes synergies, visent particulièrement à utiliser différents personnages pour contrecarrer tout discours dangereux.
Chantal Kahashi




























