À Beni et Bunia, la Journée de l’Enfant africain n’a pas été célébrée comme ailleurs. Cette année, l’attention s’est portée sur des enfants souvent oubliés : ceux en conflit avec la loi et ceux qui vivent avec leurs mères en détention. À travers des activités de sensibilisation et une assistance humanitaire, la MONUSCO a voulu rappeler que chaque enfant, quelle que soit sa situation, un droit à la protection, à la dignité et à l’espoir.
À Beni, des équipes de la MONUSCO, accompagnées de plusieurs contingents de Casques bleus, se sont rendues à la prison urbaine ainsi qu’à l’Établissement de garde pour enfants. Des vivres, du lait en poudre, du savon et divers produits d’hygiène ont été remis aux enfants et aux femmes détenues vivantes avec de jeunes enfants.
Cette assistance a été accueillie avec soulagement par les responsables de l’établissement. Selon eux, les réserves disponibles étaient presque épuisées, alors que les besoins des enfants importants restent au quotidien.

Outre ces dons, cette visite a été l’occasion d’échanger avec les enfants et les femmes détenues sur leurs droits, leur protection et les bonnes pratiques d’hygiène. Dans un contexte marqué par la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la région, des messages de prévention ont également été diffusés.
Les Casques bleus du Malawi ont, de leur côté, contribué à l’amélioration des conditions sanitaires de la prison en procédant au nettoyage et à la vidange des fosses septiques, entraînant ainsi les risques de propagation des maladies.

À Bunia, la célébration s’est déroulée à la prison centrale où une trentaine d’enfants en conflit avec la loi ont participé à des séances de sensibilisation sur leurs droits, l’hygiène et la prévention sanitaire. Des activités récréatives, notamment du théâtre, des jeux éducatifs et un concours de danse, ont également été organisées pour offrir aux enfants un moment de détente et d’expression.
Placée sous le thème de l’accès universel à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour tous les enfants africains, y compris ceux en conflit avec la loi, cette commémoration a servi de rappel : les droits de l’enfant ne s’arrêtent pas aux portes d’un centre de détention ou d’une prison.
À travers ces initiatives, la MONUSCO réaffirme son engagement en faveur de la protection des enfants vulnérables et du respect de leurs droits fondamentaux, tout en soutenant les efforts des autorités congolaises pour leur garantir un environnement plus sûr et plus digne.
Chantal Kahashi



























