Le parti politique « Envol », du député national Delly Sesanga Hipungu Dja Kaseng dénonce ce qu’il qualifie de manque de transparence entretenu par la Commission électorale nationale indépendante, (CENI), autour du budget qu’elle prévoit pour les opérations électorales de 2023.
Ce parti politique membre de l’opposition congolaise a fait cette dénonciation au cours d’un point presse tenu lundi 28 novembre à Kinshasa, soit deux (2) jours après la publication du calendrier électoral par la CENI. L’Envol dit ne pas comprendre le fait que la CENI face de ce budget un secret pour la République. Il exige ainsi à cet organe d’appui à la démocratie de rendre le public le budget qu’il entrevoit pour les opérations électorales qui se profilent à l’horizon.
« L’Envol déplore le manque de transparence financière entretenue par la CENI qui revendique une autonomie financière, mais qui est incapable à ce jour de rendre public le budget qu’elle entrevoit pour l’organisation intégrale des opérations électorales. L’Envol exige à la CENI comme pour les cycles précédents, à rendre public immédiatement le budget qu’elle prévoit pour les opérations électorales, […] », exige-t-il.
L’Envol rappelle que la CENI doit mettre le peuple congolais au courant de ce budget, comme fut le cas pour le précédents cycles électoraux.
De la publication du calendrier électoral par la CENI !
Le parti de Delly Sesanga dit prendre acte du calendrier électoral publié samedi 26 novembre dernier par la CENI. Il qualifie néanmoins ce calendrier de « simple feuille de route » assortie des dates soumises à de multiples contraintes qui n’offrent aucune garantie quant à la tenue des élections libres et transparentes dans le respect du délai constitutionnel. Pour cette formation politique, la CENI a troqué sa casquette d’experte contre les manipulations politiques qui voilent le manque de volonté du pouvoir en place à organiser les élections dans le délai requis par la loi fondamentale.
L’Envol regrette également que la CENI ait omis jusqu’à présent, de publier les mesures d’application en vertu desquelles les opérations d’enrôlement et d’inscription sur les listes électorales vont se faire. Il demande à la Commission électorale nationale indépendante, (CENI), de publier ces mesures d’application conformément à la loi, en vue de l’identification des électeurs.
Des prétextes, et des prétextes pour justifier un éventuel glissement ?
Pendant que la Commission électorale nationale indépendante, (CENI), rassure de la tenue des élections dans le délai constitutionnel conformément à son calendrier, l’Envol relève dans le même calendrier des indicateurs balisant, selon lui, la voie à un éventuel dépassement du délai prévu pour la tenue des élections au pays.
Pour ce parti politique, la CENI utilise le prétexte des élections locales dont elle sait que les prérequis telle que “la définition des circonscriptions électorales” au niveau des chefferies, des secteurs et de certaines villes n’ont pas été réglées, ce qui devrait compliquer davantage la tenue effective des élections à 2023. Ainsi, déclare-t-il dans son point de presse : « le calendrier publié par la CENI est un non-calendrier, une voile pudique qui se fait le relais de l’absence de la volonté politique du pouvoir à organiser les élections dans le délai ».
Il convient de préciser que la CENI a rendu public, samedi 26 novembre le calendrier électoral pour les élections de 2023. Conformément à ce calendrier, les élections présidentielles couplées aux législatives nationales et provinciales sont prévues le 20 décembre.
Didy Vitava




























