Le député national Mumbere Mukweso Remy, élu de la ville de Butembo, (Nord-Kivu) dit être satisfait du rapport de la dernière évaluation faite de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, présenté au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, mercredi 12 octobre par le chef du gouvernement, le premier ministre Jean Michel Sama Lukonde, au cours de la rencontre avec les élus nationaux de ces deux provinces de l’Est du pays.
Selon ce parlementaire, le premier ministre est resté fidèle aux recommandations et préoccupations de la population dans l’élaboration de ce rapport, présenté au chef de l’État en présence des élus des provinces sous état de siège.
“Après l’introduction du président de la République dans cette rencontre, c’était la place du premier ministre pour prendre parole et nous présenté le rapport qui a débouché de cette mission qu’il a effectué au Nord-Kivu et en Ituri. Dans ce rapport, nous constatons que le premier ministre est resté fidèle aux recommandations et préoccupations de la population. La plus grande préoccupation de la population c’était le retour de la paix et la seconde la levée de l’état de siège. Cette fois, les recommandations de la population sont arrivées jusqu’aux oreilles du président à travers le chef du gouvernement”, a-t-il fait savoir.
Ce député cadre du parti politique, Action de volontaristes pour la relève patriotique, (AVRP), rapporte que les élus nationaux des provinces sous état de siège ont, à nouveau, plaidé auprès du président de la République pour la levée de cette gouvernance exceptionnelle, faute des résultats escomptés.
“Pour nous, nous estimons que la motivation, le raisons qui avaient poussé à ce qu’il y ait état de siège, c’était le retour de la paix, mais aujourd’hui la paix n’est pas là, c’est pourquoi nous avons aussi demandé la levée de l’état de siège parce que après plusieurs évaluations, plusieurs rapports présentés nous constatons que la situation en tout cas ne s’améliore pas, au contraire elle empire”, a-t-il déclaré.
Il convient de préciser qu’à l’issu des échanges tenus mercredi 12 octobre dernier, entre le président de la République, le chef du gouvernement et les députés nationaux de l’Ituri et du Nord-Kivu, le chef de l’État a annoncé à novembre prochain, la tenue d’une table ronde où devrait être décidé soit de la levée, soit de la requalification de l’état de siège.
Cette gouvernance exceptionnelle fait face à des sévères critiques au sein des différentes couches socio-politiques du pays. En plus d’une année de son instauration dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la situation sécuritaire demeure préoccupante. Les forces vives et nombreux acteurs politiques estiment qu’elle a prouvé ses limites à mettre fin au cycle de violences qui sévissent depuis plusieurs années dans cette région du pays. Par conséquent, ils exigent sa levée.
La Rédaction




























