“La canalisation parfaite des eaux de surface, (eaux de ruissellement, ndlr) et la protection de la surface d’infiltration à travers la création dans chaque parcelle d’un puits perdu”, voilà les deux approches que propose l’environnementaliste Tembos Moïse pour sortir la ville de Butembo, (Nord-Kivu), de ses multiples menaces d’erosions. Il a dévoilé ces astuces au cours d’une interview exclusive accordée à RTPA.CD, mardi 11 octobre.
Selon cet assistant des cours à l’Institut supérieur des techniques appliquées, (ISTA) Lukanga, dans le territoire de Lubero, les responsables des menages situés sur des collines et dans des vallées devraient créer des puits perdus, pouvant servir des réservoirs pour les eaux de ruissellement et diminuer ses dégâts sur les deux nappes phréatique et aquifère.
Il note que l’environnement est la plus belle richesse au monde qu’on ne peut pas se permettre de perdre ou de détruire. Il démontre que toute la population demeure dans l’obligation de protéger l’environnement afin de limiter les dégâts liés à sa détérioration.
Tembos Moïse regrette la disparition de plusieurs parcelles, avenues et tant d’autres terrains dans des entités menacées par des têtes d’érosion en ville de Butembo. Il fait savoir qu’il est impérieux que la communauté s’engage dans la lutte contre cette catastrophe naturelle en canalisant parfaitement les eaux de pluies et d’origine ménagère en diminuant leur vitesse sur la surface d’infiltration.
” L’environnement c’est notre richesse que nous devons protéger, mais au sujet des érosions, il faut lutter contre une érosion quand il est encore temps, c’est-à-dire déjà à partir des premiers signes il faut déjà songer aux actions de riposte et là c’est question de bien gérer les eaux de ruissellement, c’est surtout les eaux de surface qui nous provoquent ces érosions, ces eaux dégradent le sol et la résistance du sol va diminuer, alors il faut faire en sorte que l’eau ne puisse pas avoir une grande vitesse, nous pouvons aussi créer des puits perdus ou nous pouvons canaliser toute les eaux d’origine ménagère pour limiter les dégâts sur la surface d’infiltration”, a-t-il expliqué.
Il précise par ailleurs que l’extraction du sable dans des rivières et rigoles de la ville constitue une menace à l’environnement si elle ne touche pas les parois du lit de la rivière comme le font parfois certaines mamans qui extraient du sable.
A l’en croire, le sable restant des eaux de ruissellement qui ont besoin d’avoir un passage libre pour ne pas causer des dégâts, peut être extrait.
Il sied de noter que plusieurs entités de la ville de Butembo restent menacées par des têtes d’érosion. Suite à ce phénomène, plusieurs parcelles dans différents quartiers ont déjà disparu et d’autres sont en voie de disparition.
Richard Maliro




























