Dans une région où l’actualité est souvent dominée par l’insécurité, les déplacements des autorités nationales sont scrutés avec attention. Ce samedi, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Marie-Thérèse Sombo Safi, a posé ses valises à Beni dans le cadre d’une mission officielle, marquant ainsi la volonté du gouvernement de maintenir un lien avec les institutions académiques du Grand Nord-Kivu.
Au cœur de cette visite figure l’inauguration des nouvelles infrastructures de l’Institut supérieur de commerce (ISC) de Beni. Un geste qui dépasse la simple remise d’un bâtiment. Il traduit également la volonté de renforcer l’enseignement supérieur dans une province où les universités et instituts continuent de fonctionner malgré un contexte sécuritaire particulièrement difficile.
La ministre prévoit également des échanges avec les responsables des établissements de l’ESU ainsi qu’avec les enseignants et agents, notamment ceux affectés par les déplacements de populations et les conséquences du conflit armé. L’objectif est de s’imprégner de leurs réalités et d’évaluer les défis auxquels ils sont confrontés afin d’envisager des réponses adaptées.
Cette présence ministérielle intervient alors que plusieurs établissements du Nord-Kivu poursuivent leurs activités dans des conditions précaires. Pour de nombreux acteurs du secteur, cette mission est perçue comme une occasion de rappeler que l’éducation reste un levier essentiel de résilience et de développement, même dans un environnement marqué par l’instabilité.
En marge de son agenda académique, Marie-Thérèse Sombo Safi a également pris part à l’inauguration du secteur Jean-Paul II de l’Église catholique, une cérémonie qui a rassemblé plusieurs autorités religieuses, politiques et militaires. Une présence qui témoigne aussi de l’importance accordée aux initiatives communautaires et au vivre-ensemble dans cette partie du pays.
Au-delà des cérémonies officielles, les attentes demeurent nombreuses. Les étudiants, les enseignants et les gestionnaires des établissements espèrent que cette visite se traduira par des actions concrètes en faveur de l’amélioration des conditions d’études, du fonctionnement des institutions et de la prise en charge du personnel universitaire.
En ville de Beni, cette mission rappelle que malgré les défis sécuritaires, le Grand Nord entend continuer à faire vivre son système universitaire et à préparer son avenir par l’éducation.
Chantal Kahashi




























