Le regroupement politique A/B50 a été dévoilé, ce jeudi 11 juin 2026 à Kinshasa, sa profonde réflexion sur les réformes envisagées de la constitution de la République Démocratique du Congo. Couchée dans un document remis au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation, le Professeur André Mbata, cette réflexion a été présentée par le Ministre Julien Paluku Kahongya, autorité morale de ce regroupement politique.
À l’en croire, la contribution de l’A/B50 à ce débat républicain porte sur la construction d’une fondation solide d’un État de puissance et d’efficacité. Elle implique entre autres, la réforme d’une architecture de l’État dont la restructuration du pouvoir au niveau central, provincial et territorial, l’instauration de la planification comme une loi pour faire du développement un domaine législatif et non facultatif en sacralisant notamment le Plan national stratégique et le Plan directeur d’Industrialisation pour garantir la continuité de l’action publique, la rationalisation de la décentralisation financière en incorporant la quotité de 40% qui revient aux provinces, dans la loi de finances annuelle.
Cette construction d’une fondation solide de l’État pourrait permettre également la légitimation et la stabilisation des institutions provinciales en instaurant l’élection des gouverneurs au suffrage universel direct mais aussi le renforcement de la justice par la création des chambres d’appel au sein de la cour constitutionnelle pour garantir une justice équitable.
« Pour l’alliance Bloc 50, il y aura trois niveaux de pouvoir : le niveau national, provincial et du territoire parce que le territoire doit être considéré comme l’entité de coordination du développement. L’A/B50 voudrait que dans la constitution qui sera élaborée la planification soit ramenée dans le domaine de la loi. Il a été constaté que nous avons beaucoup de plans qui meurent dans les tiroirs simplement parce que la planification n’était pas du domaine de la loi. de développement doit être adopté sous forme d’une loi par le parlement. Cela permettra que lors qu’il y ait des changements à la tête du ministère ou du pays, ceux qui arrivent s’inscrivent dans la loi qui est définie à travers le plan de développement. Troisième élément important, les gouverneurs pour avoir une grande légitimité au niveau des provinces, ils doivent être élus au suffrage universel direct. acteurs politiques. La quatrième innovation c’est au. niveau de la décentralisation financière. L’A/B50 estime que la nouvelle constitution ne peut pas bloquer une quotité de répartition des recettes à l’intérieur de ses articles. Lors que la constitution bloque une quotité à son intérieur, cela limite évidemment le gouvernement à pouvoir allouer des allocations financières dans des provinces en province. La cinquième innovation est au niveau de la justice. Désormais, pour l’A/B50, il devrait que la Cour constitutionnelle puisse avoir des chambres d’appel pour qu’il n’y ait pas une décision qui soit rendue en première et dernière instance et empêcher que les gens qui sont lésés ne puissent exercer le droit de recours “, a expliqué Julien Paluku Kahongya.
Pour le regroupement Alliance Bloc 50, la mise en œuvre de toutes ces réformes qui visaient la réfondation de l’Etat congolais et imposent le passage de la troisième à la quatrième République.
Cette réflexion hautement technique a été saluée par le Professeur André Mbata. Le Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation s’est réjoui de la qualité de l’apport de l’A/B50 dans ce débat souverain.
La Rédaction




























