Alors que les appels à la paix se multiplient, une opinion persistante souligne l’écart entre les accords signés et leur application concrète sur le terrain en République démocratique du Congo.
Dans une interview accordée à RTPA.CD, mercredi 22 avril 2026, Arsène Kaputu, Enseignant à l’Université officielle de Ruwenzori (UOR) de Butembo en Sciences politiques et administratives, explique que les multiples protocoles et engagements signés n’ont pas toujours produit les résultats attendus, notamment dans les zones en proie à l’insécurité persistante.
Il estime que tant que l’État congolais ne consolidera pas son autorité et sa présence effective sur le terrain, ces accords resteront inefficaces.
“Tant que la RDC ne sera pas forte sur le terrain, tout ce qui sera signé sur le papier en dehors du pays ne sera qu’un protocole. Mais au moins… La paix doit se vivre et non se décréter sur un morceau de papier, ” estime-t-il.
A lui d’ajouter :
“La paix ne se décrète pas sur un morceau de papier, elle s’impose. C’est comme ça que dans l’ancien Etat, les Romains disaient ” Si tu veux la paix, prépare la guerre, ” rappelle-t-il.
Arsène Kaputu, insiste sur la nécessité de renforcer les capacités sécuritaires nationales. À l’en croire, une armée forte et organisée constituerait un préalable indispensable pour garantir une paix durable.
Cependant, au-delà de la dimension militaire, d’autres analystes appellent à une approche plus globale. Ils rappellent que la paix ne se limite pas à l’absence de conflits armés, mais implique également la justice sociale, la gouvernance efficace et la confiance entre les institutions et la population.
Notons que la RDC se trouve donc à la croisée des chemins, entre engagements diplomatiques et impératifs d’actions concrètes sur le terrain.
Emmanuel SYAVUTAWA


























