Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue d’occuper une place centrale dans l’actualité politique en République démocratique du Congo. Alors que la question fait la une de nombreuses discussions au sein de l’opinion publique, certaines voix de la société civile appellent à la prudence dans un contexte sécuritaire toujours fragile.
En déplacement à Beni, Marrion Ngavo Kambale, président de la société civile Forces vives de Goma, s’est clairement opposé à toute initiative de révision constitutionnelle tant que la paix ne sera pas rétablie dans le pays.
« On ne touche pas à la Constitution si l’on n’a pas ramené la paix et assuré l’intégrité du pays », a-t-il déclaré, estimant que la priorité nationale doit rester la restauration de la sécurité, particulièrement dans l’Est du pays confronté à l’activisme des groupes armés.
Pour cet acteur de la société civile, toute réforme de la loi fondamentale dans un contexte d’instabilité risquerait d’aggraver les tensions politiques au lieu de renforcer la cohésion nationale. Il a également évoqué l’hypothèse d’un maintien du calendrier électoral même en cas de persistance des défis sécuritaires.
« Et si cela est impossible jusqu’en 2028, les zones sous contrôle du gouvernement organiseront les élections », a-t-il poursuivi, soulignant la nécessité de préserver le fonctionnement des institutions.
Selon lui, la stabilité institutionnelle doit être garantie, même dans un contexte de crise. « Les projets et les accords seront suivis. Cela s’appelle la continuité de l’État », a-t-il conclu.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique marqué par de nombreuses spéculations autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. Entre inquiétudes, analyses politiques et prises de position de la société civile, le sujet reste au cœur du débat national.
Pour les Forces vives de Goma, la priorité doit rester le rétablissement de la paix et de l’intégrité territoriale avant toute discussion sur la modification de la Constitution, un sujet qui a souvent suscité des tensions dans l’histoire politique récente du pays.
Chantal Kahashi




























