Les mariages de grâce, instaurés depuis 2025 au sein de l’Église évangélique du rite africain (EERA) par le Patriarche El Shamir Kalwaghe Josué, ont été célébrés ce jeudi 16 juillet. Cette année, une centaine de couples, dont 59 dans le diocèse de Butembo-Vukaka, ont célébré leur mariage religieux à travers les 13 diocèses de l’Église.
Autrefois en union libre ou empêchés de célébrer leur mariage religieux faute de moyens financiers, les bénéficiaires n’ont pas caché leur satisfaction après la bénédiction de leur mariage.
“Je suis très heureux, car j’avais depuis longtemps le désir de faire bénir mon mariage. À plusieurs reprises, j’ai voulu intégrer certains services de l’Église, mais cela m’était impossible parce que je n’étais pas marié religieusement. J’éprouvais même de la honte au sein de l’Église, surtout au moment de la Sainte-Cène. Je remercie sincèrement les dirigeants de l’Église pour cette grâce. Aujourd’hui, je suis vraiment heureux”, a déclaré un marié à la sortie du temple El Shadaï de la Supra-paroisse Vutahira.
Comme lui, plusieurs autres couples ont vu leur rêve devenir réalité grâce à l’accompagnement de l’Église. C’est le cas de cette femme, qui accède au mariage religieux après 22 ans de vie conjugale en union libre.
“Je suis très heureuse et je rends grâce à Dieu. Je remercie le Patriarche pour cette initiative qui nous permet de célébrer notre mariage religieux malgré le manque de moyens financiers. Mon mariage est désormais béni et j’en suis vraiment heureuse. J’ai vécu 22 ans au foyer avant de recevoir cette bénédiction du mariage”, a-t-elle déclaré avec le sourire, le visage rayonnant.
Avant d’échanger leurs alliances, les futurs époux ont suivi une préparation au mariage afin de mieux comprendre les exigences de la vie conjugale.
Dans sa prédication, le révérend pasteur Unga na Nyumba les a exhortés à bâtir leur foyer sur l’amour, le pardon et la fidélité. Il les a également appelés à se préserver des mauvaises fréquentations afin de garantir la stabilité de leur foyer.
“Abandonnez les mauvaises fréquentations. Il faut savoir choisir ses amis et s’assurer qu’ils peuvent vous conduire vers la bénédiction. Dans le cas contraire, éloignez-vous d’eux. Le livre des Proverbes, au chapitre 13, verset 20, déclare : Marche avec les sages, et tu deviendras sage”, a-t-il lancé.
La célébration des mariages de miséricorde en faveur des couples vivant en union libre ou ne pouvant organiser leur mariage religieux à cause de difficultés financières a été instaurée en 2025 par l’actuel représentant légal de l’EERA, le Patriarche El Shamir Kalwaghe Josué.
Selon le Secrétaire Général de l’Église, le cardinal Kahindo Walyuva Jean-Baptiste Élie, cette initiative vise à renforcer les familles chrétiennes et à amener les couples à vivre leur engagement dans le respect des valeurs de l’Évangile.
“Le Patriarche a pris cette initiative afin de permettre aux chrétiens qui vivent en dehors des exigences de l’Église d’y revenir et de bénéficier, eux aussi, de la grâce d’être éligibles aux saints sacrements. L’objectif est également de leur ouvrir les portes pour servir l’Église, notamment comme anciens, chantres ou même pasteurs. Au sein de l’EERA, nous comptons une centaine de couples ayant célébré leur mariage religieux, dont 59 dans le diocèse de Butembo-Vukaka”, a-t-il précisé.
Au cours des cultes, les enfants des couples ayant régularisé leur union ont également été bénis, en signe de leur accueil au sein de la communauté chrétienne aux côtés de leurs parents.
Didy Vitava



























