Le Parc National des Virunga a choisi le dialogue pour répondre aux nombreuses rumeurs qui circulent autour de ses missions. Le vendredi 03 juillet dernier, deux rencontres organisées avec des étudiants, des jeunes et des acteurs de la société civile ont permis de revenir sur plusieurs sujets qui alimentent régulièrement la désinformation dans la région.
La première s’est déroulée à l’Université Chrétienne Bilingue du Congo (UCBC), où les étudiants de la Faculté de Communication ont échangé avec les équipes du Parc. L’objectif était de leur permettre de mieux comprendre les missions de cette aire protégée et de souligner le rôle des futurs journalistes dans la diffusion d’une information fiable et vérifiée.
Quelques heures plus tard, l’Espace Virunga a accueilli un café écologique réunissant des jeunes, des défenseurs de l’environnement, des représentants de la société civile et des mouvements citoyens. Au cœur des discussions : l’avenir du Parc National des Virunga dans un contexte marqué par l’insécurité persistante, les défis économiques et les attentes des communautés du Nord-Kivu.
Les échanges ont notamment permis d’aborder les rumeurs apparues après la participation des écogardes aux patrouilles de sécurisation de la ville de Beni contre la menace des ADF, ainsi que les interrogations liées à l’implication du Parc dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola.
Face à ces préoccupations, les équipes du Parc ont tenu à apporter des précisions. Elles ont rappelé que la collaboration entre les écogardes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et les FARDC ne date pas d’aujourd’hui et s’inscrit dans une mission de protection des populations et du patrimoine naturel. Elles ont également expliqué que le soutien apporté lors de la riposte contre Ebola était essentiellement logistique, afin de faciliter les interventions des équipes sanitaires.
Au terme de ces deux activités, un message à fait consensus : dans un contexte où les fausses informations circulent rapidement, la responsabilité de chacun est engagée. Les participants ont été appelés à privilégier la vérification des faits avant tout partage d’information, estimant que la lutte contre la désinformation est devenue un enjeu majeur pour la paix, la confiance et la cohésion sociale dans l’est de la RDC.
Chantal Kahashi



























