À l’occasion de la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression, célébrée chaque 4 juin, les acteurs de protection de l’enfance rappellent la nécessité de renforcer les efforts en faveur des enfants touchés par les conflits et les violences. À Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, cette journée résonne particulièrement dans un contexte marqué par des années d’insécurité et de souffrances pour les plus jeunes.
Pour la Fondation pour la Promotion des Actions Sociales Intégrées (FOPASI), cette commémoration constitue un moment de réflexion sur la situation dramatique que vivent de nombreux enfants dans la région. L’organisation estime que la multiplication des tueries et des violences contre les civils, y compris les enfants, témoigne d’une banalisation inquiétante de la souffrance humaine.
« Cette journée réaffirme l’engagement de la communauté internationale à protéger les droits des enfants. Mais elle est aussi l’occasion de rappeler que l’humanité reste profondément choquée par les violences qui frappent l’est de la RDC, où même les plus petits paient un lourd tribut aux conflits », souligne la FOPASI.
Dans les rues de Beni, les conséquences de cette crise sont visibles au quotidien. Des enfants ayant perdu leurs parents ou déplacés par les violences se retrouvent livrés à eux-mêmes. Certains passent leurs journées à mendier tandis que d’autres cherchent de quoi survivre en récupérant des restes de nourriture aux abords des restaurants et des marchés.
Au-delà des difficultés matérielles, ces enfants portent également les séquelles psychologiques et émotionnelles des violences vécues. Traumatisés par la perte de leurs proches, les déplacements forcés ou l’exposition répétée aux actes de violence, beaucoup grandissent dans un environnement marqué par l’incertitude et la peur.
Face à cette réalité, la FOPASI appelle à une mobilisation collective pour assurer la protection et la prise en charge des enfants vulnérables. L’organisation invite les autorités, les partenaires humanitaires, les organisations de la société civile ainsi que les communautés locales à unir leurs efforts afin de garantir à chaque enfant un cadre de vie sécurisé et propice à son développement.
« La souffrance physique, mentale et émotionnelle de nos enfants doit interpeller chacun de nous. La solidarité de toute la communauté est indispensable pour leur redonner le sourire, l’espoir et les perspectives d’un avenir meilleur », insiste l’organisation.
En cette Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression, le message reste clair : protéger les enfants n’est pas seulement une responsabilité institutionnelle, mais un devoir collectif qui engage toute la société.
Chantal Kahashi




























