Vingt-quatre heures après l’annonce par le gouvernement ougandais de la fermeture des frontières entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo, les réactions se multiplient dans la cité de Kiwanja, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Cette mesure intervient dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola qui touche depuis plusieurs semaines les deux pays.
Dans un communiqué publié le 21 mai, les autorités ougandaises ont annoncé la suspension des vols à destination et en provenance de la RDC ainsi que la fermeture des postes frontaliers pour une période de quatre semaines. Toutefois, le transport des marchandises et des produits alimentaires reste autorisé durant cette période.
À Kiwanja, cette décision suscite des inquiétudes, particulièrement chez les petits commerçants qui dépendent largement de l’Ouganda pour leur approvisionnement en produits manufacturés. Plusieurs habitants craignent déjà une hausse des prix sur les marchés locaux.
« La plupart de nos marchandises viennent de l’Ouganda. Même si les camions de marchandises peuvent encore passer, cette situation risque de ralentir les activités et provoquer l’augmentation des prix des produits de première nécessité », explique un commerçant rencontré au petit marché de Mabungo.
D’autres habitants estiment cependant que cette mesure n’aura pas d’impact direct sur leur quotidien.
« Nous comprenons que cette décision vise à protéger la population contre Ebola. Pour nous qui ne traversons pas régulièrement la frontière, cela ne change pas grand-chose », affirme une habitante de Kiwanja, rencontrée au petit marché de Kachemu
Dans cette partie du territoire de Rutshuru, les échanges commerciaux avec l’Ouganda occupent une place importante dans l’économie locale. Les opérateurs économiques espèrent ainsi que des mécanismes seront mis en place afin de limiter les conséquences de cette fermeture temporaire sur les activités commerciales et le coût de la vie.
Dieu-Merci Mumbere


























