Les traumatismes vécus par une femme enceinte peuvent affecter la santé mentale du fœtus qu’elle porte. Cette alerte a été faite ce jeudi 7 mai 2026 par le psychologue Thamos Tamuwite du Centre d’accompagnement psychologique (CAP) Salama, situé dans la localité de Musimba, en territoire de Lubero, au sud de la ville de Butembo.
Selon lui, lorsqu’une femme gestante est exposée à des menaces ou à des réactions environnementales négatives, notamment des conflits conjugaux ou des situations de guerre, cela a des conséquences directes sur sa santé mentale. Ce spécialiste de la santé mentale souligne qu’en raison du manque de paix chez la femme enceinte, l’enfant peut naître avec plusieurs difficultés, notamment des ulcères cardiaques.
“Il est bien connu que toutes les situations traumatisantes qui affectent la mère touchent également le fœtus. En effet, lorsque la femme enceinte est exposée à des conditions de maltraitance dans des foyers conflictuels ou à des situations de guerre où elle peut être contrainte de passer des nuits en brousse, toutes ces circonstances inquiétantes affectent négativement sa santé mentale. Aussi, lorsque la société rejette une grossesse, notamment celle d’une jeune fille non mariée, les traumatismes infligés à cette dernière peuvent également avoir des répercussions sur l’enfant qu’elle porte“, a-t-il expliqué.
Le psychologue Thamos Tamuwite appelle les conjoints à faire preuve de retenue et de responsabilité envers leurs épouses durant la grossesse. Par ailleurs, il invite la communauté à la tolérance et à la compréhension envers les filles enceintes, quelles que soient les circonstances de leur grossesse, afin d’éviter des complications mentales chez les nourrissons.
“Il est recommandé d’intensifier les séances de sensibilisation en faveur des hommes qui accompagnent les femmes enceintes, c’est-à-dire celles en âge de procréer. Il est également important que les familles appliquent la psychoéducation dans la prise en charge des filles enceintes. Nous rappelons aussi que les situations traumatisantes pouvant affecter l’enfant sont à la base de certaines complications, notamment le refus de téter, les pleurs excessifs ainsi que certaines malformations ou insuffisances intellectuelles. Il est donc nécessaire de bien encadrer la femme enceinte“, a conseillé le psychologue.
Il sied de souligner que face à ces risques maternels, le psychologue Thamos Tamuwite exhorte les familles, les conjoints ainsi que toute la communauté à protéger et à accompagner les femmes enceintes afin de garantir non seulement leur bien-être mental, mais aussi celui des enfants à naître.
Emmanuel SYAVUTAWA




























