Plus de 900 détenus, hommes et femmes, croupissent à la prison centrale de Butembo (Kakwangura) sans être fixés sur leur sort. Ils sont détenus à titre préventif. Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) l’a fait savoir dans son rapport de monitoring publié ce mercredi 25 février.
Dans son rapport, le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) indique que la prison centrale de Butembo, compte actuellement 1 343 détenus, dont 26 femmes accompagnées de trois nourrissons. Sur cet effectif, seuls 372 détenus, dont 10 femmes, sont condamnés et donc fixés sur leur sort.
Les dossiers d’au moins 83 autres détenus, dont une femme, sont en appel, tandis que 64 autres dossiers, y compris ceux de deux femmes, restent pendants. Parmi ces derniers, 49 sont au parquet près le Tribunal de grande instance, un (1) au Tribunal de grande instance, quatre (4) au parquet près le Tribunal de paix et dix (10) au Tribunal de paix, précise le REDHO.
L’organisation de défense des droits humains souligne que ces détenus endurent des conditions de vie inhumaines au sein de cet établissement pénitentiaire, notamment suite à l’insuffisance de la ration alimentaire, du manque de médicaments et de la lenteur dans le traitement de leurs dossiers.
Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) demande ainsi aux juridictions et instances judiciaires compétentes d’accélérer l’instruction des dossiers des prévenus. Il insiste particulièrement sur le cas du tribunal militaire de garnison de Butembo, qui gère plus de la moitié des détenus.
L’ONG de défense des droits humains suggère également la construction d’une prison plus spacieuse, répondant aux normes en vigueur, afin de mettre fin à la promiscuité qui sévit actuellement à la prison de Kakwangura.
La Rédaction



























