Un an après l’occupation de la ville de Goma par la rébellion de l’AFC-M23, le bilan dressé par la société civile est sans appel. Insécurité persistante, économie asphyxiée, chômage accru et climat de peur. La situation demeure préoccupante pour les habitants, alerte la société civile.
Dans la ville, plusieurs activités commerciales peinent à se maintenir. Le petit commerce, qui dépend des liaisons avec d’autres entités de la province, est étouffé par une taxation démesurée, déplore Kambale Marrion Ngavho, président des forces vives de Goma.
« C’est la désolation. Il n’y a plus de vie à Goma, il n’y a plus de travail à Goma. Les gens avaient leurs petites entreprises, mais leur mode de fonctionnement est aujourd’hui compliqué. Le commerce est compliqué. Pour le petit commerce qui dépend des villages ou de Butembo, le transport devient difficile. Il y a des taxes douanières dans le même pays. Quand vous entrez dans la zone du M23, il faut dédouaner. Un véhicule transportant des braises paie jusqu’à 300 dollars, un véhicule de haricots 400 dollars. Tout cela a une répercussion sur les prix sur le marché », a-t-il déploré.
Il explique, par ailleurs, que le manque de liquidités dans la ville de Goma, comme dans toutes les zones sous occupation rebelle, dû à la fermeture des institutions bancaires et de microfinance, aggrave la situation.
« La question des banques pose aussi problème. Il n’y a pas de banques ni de liquidités dans la ville de Goma et dans les territoires sous contrôle du M23. Aujourd’hui, c’est la misère », a-t-il déclaré.
Pour la société civile de Goma, la population n’attend que la restauration de l’autorité de l’État pour espérer revivre en paix.
« La population demande à l’autorité nationale de rétablir la paix, de reconquérir les territoires, que ce soit par le dialogue ou par les armes, car nous voulons le retour de l’autorité de l’État », a-t-il ajouté.
La ville de Goma est tombée sous l’occupation de la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par l’armée rwandaise, le 27 janvier 2025, après d’intenses combats contre les forces gouvernementales.
La Rédaction



























