La situation sécuritaire sur l’axe routier Goma-Kiwanja-Kanyabayonga dans le territoire de Rutshuru suscite une inquiétude croissante parmi les usagers et les acteurs de la société civile.
Selon des sources locales, les attaques contre les voyageurs se multiplient depuis plusieurs semaines. La semaine dernière, plus de quatre incidents ont été signalés entre Kiwanja et Kanyabayonga, faisant plusieurs morts et blessés parmi les usagers.
Les structures de la société civile de Rutshuru indiquent avoir documenté, entre octobre 2025 et avril 2026, une quarantaine de décès, de nombreux blessés, ainsi que des cas d’enlèvements et de pillages de biens de valeur. Les routes secondaires du territoire ne sont pas épargnées, renforçant le climat d’insécurité qui affecte le quotidien des habitants et des commerçants.
Face à cette situation préoccupante, les acteurs de la société civile appellent à une intervention urgente des autorités locales et des institutions de sécurité.
« Nous ne pouvons plus rester spectateurs alors que nos concitoyens continuent de perdre la vie ou de se faire enlever sur ces routes. Nous lançons un appel pressant aux autorités dans cette zone mais aussi à l’ICCN, gestionnaire du parc national des Virunga, ainsi qu’à la MONUSCO, pour qu’elles intensifient leurs efforts afin de sécuriser l’axe routier national numéro 2 et les routes secondaires. Il est impératif que des mesures concrètes soient mises en place pour protéger les usagers, prévenir les attaques et assurer la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire », déclare Justin Bizimana, l’un des acteurs de la société civile locale.
Retenez qu’il y a quelques semaines, les agences de transport en commun entre Goma et Butembo avaient décidé d’entamer une grève sèche suite à l’insécurité et l’état de délabrement de l’axe routier Goma-Butembo, une mesure qui avait été levée quelques jours plus tard.
La rédaction


























