Pendant que le débat autour de la fin du mandat de l’actuel président et de la révision de la Constitution enflamme la classe politique congolaise, le parti politique Nouveau Congo appelle Félix Tshisekedi à favoriser l’alternance au sommet de l’État. Et ce, pour contribuer à la stabilité institutionnelle, à l’enracinement de la démocratie et au renouvellement de la classe politique.
Le président national de ce parti centriste (ni de l’opposition ni de la majorité), Maître Katsuva Mutanga Isaac, l’a déclaré dans une note publiée le 7 mars dernier dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu. Il soutient une alternance pacifique au sommet de l’État et s’inscrit en faux contre toute tentative de révision constitutionnelle.
“L’histoire renseigne que les Chefs d’Etats qui quittent le pouvoir au terme de leur mandat sans verser le sang de leurs compatriotes, ni les brimer, sans réviser les règles de dévolution du pouvoir, entrent dans l’histoire avec honneur”, a-t-il déclaré.
Nouveau Congo demande au président Félix Tshisekedi de ne pas mordre à l’hameçon des discours flatteurs qui lui feraient croire qu’il est plus important que la République. Il souligne que le passé récent de l’histoire politique du pays démontre que les Congolais ne sont pas favorables à une présidence à vie, et encore moins disposés à tolérer une dictature larvée.
Le parti affirme qu’il est encore possible pour le président Tshisekedi de se ressaisir et d’éviter les pièges qui lui sont tendus par ce qu’il qualifie de « profiteurs », qui se seraient donné pour aubaine l’initiative de brouiller la lucidité des chefs d’État en fin de mandat.
Alors que le pays fait face à une crise sécuritaire croissante, suivie d’un drame humanitaire dans l’est du pays et de nombreuses frustrations politiques, le parti politique Nouveau Congo estime qu’il n’y a rien de mieux, pour Félix Tshisekedi, que d’organiser les élections dans le délai constitutionnel, son mandat prenant fin en 2028.
Didy Vitava




























