A l’issue de la réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 9 janvier 2026, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a exigé du gouvernement une stricte discipline budgétaire afin de prévenir toute dégradation de la situation économique du pays au vue des signaux de fragilité pesant sur la monnaie nationale.
Le chef de l’État a lancé cette instruction après avoir passé en revue les projections macroéconomiques contenues dans la loi de finances 2026 récemment promulguée. Bien que le franc congolais ait connu un certain renforcement depuis septembre 2025, les prévisions officielles alertent sur un risque de dépréciation à l’horizon fin 2026.
Selon le compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette perspective impose une gestion rigoureuse et coordonnée des finances publiques. Félix Tshisekedi a insisté sur la rationalisation des dépenses de l’État, qualifié de mesure immédiate et indispensable pour préserver les équilibres macroéconomiques et contenir les pressions sur la monnaie nationale.
Le Président de la République a également appelé les institutions publiques à adopter une communication économique responsable, estimant que la cohérence et la clarté des décisions annoncées sont essentielles pour maintenir la confiance de la population et des partenaires économiques.

Pour s’assurer de l’application effective de ces orientations, le chef de l’État a accordé un délai de quinze jours au Premier ministre afin de lui soumettre un rapport détaillé. Ce document devra présenter l’état d’avancement des efforts de réduction des dépenses publiques, les actions déjà engagées, notamment en matière de rationalisation des institutions, ainsi que les résultats attendus à court terme.
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