La signature du mandat issu du processus de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) entre le gouvernement congolais et la coalition AFC/M23, intervenue le 02 février dernier à Doha, continue de susciter de vives réactions au sein de la société civile du Nord-Kivu.
En déplacement à Beni, Jules Ngeleza, acteur de la société civile de Goma, estime que cette nouvelle signature s’ajoute à une longue série d’engagements politiques sans impacts concrets sur le terrain. Pour lui, les processus de paix en cours peinent à produire des résultats visibles en faveur des populations de l’Est de la République démocratique du Congo, toujours confrontées à l’insécurité.
« Trop de documents ont déjà été signés sans que la situation ne s’améliore réellement. Chaque nouveau processus semble prolonger la souffrance des populations au lieu d’y mettre fin », déplore-t-il.
Jules Ngeleza s’inquiète également de la lenteur observée dans l’évolution des discussions menées à Washington et à Doha. Selon lui, ces délais offrent aux groupes armés l’occasion de se réorganiser et de renforcer leur présence sur le terrain.
« Le fait de tirer les choses à longueur permet aux rebelles de l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda, de se réoganiser pour continuer à semer désolation et terreur dans le chef de la population » craint cet acteur.
Face à cette situation, l’acteur de la société civile appelle le gouvernement congolais à revoir son positionnement dans ces processus diplomatiques afin d’obtenir des résultats concrets et durables pour le retour de la paix dans l’Est du pays.
Signé le 02 février 2026 à Doha, le mandat entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), officialise la surveillance du cessez-le-feu. Il réaffirme l’engagement des parties, sous l’égide du Qatar, à la mise en œuvre de l’accord-cadre du 15 novembre 2025, visant la paix et la résolution du conflit.
Chantal Kahashi



























