Quatre détenus ont déjà perdu la vie depuis janvier 2026 suite aux conditions de détention déplorables à la prison centrale de Walikale, au Nord-Kivu.
Dans un monitoring mené par le Bureau d’appui et de développement de Walikale, (BEDEWA) une organisation locale, l’accès aux soins de santé, à la nourriture et d’autres besoins prioritaires sont devenus quasi impossible pour les détenus de cette maison carcérale.
Maitre Obedi Kamala, coordonnateur du BEDEWA à Walikale ajoute également que le nombre des détenus auraient dépassé la capacité maximale d’accueils de la prison.
“La situation à la prison de Walikale est très déplorable. Depuis l’installation du tribunal militaire à Walikale, les gens sont entrain d’être incarcérés mais imaginer dans quelles conditions. Actuellement la prison de Walikale n’a pas d’eau, elle n’a pas des latrines propres et il est difficile pour les détenus qui sont devenus nombreux, dépassant le nombre maximum pour cette prison. Vous savez, elle a été construite depuis longtemps, elle ne répond plus aux normes de détention”, alerte-t-il.
Le coordonnateur du BEDEWA plaide pour le désengorgement de cette prison tout en appelant à l’intervention urgente des instances judiciaires pour sauver la vie des détenus de la prison centrale de Walikale.
“Il serait important que les autorités pensent comment désengorger cette maison carcérale. Il faut également qu’une structure sanitaire soit installée près de la prison où même à l’intérieur de la prison pour la prise en charge médicale des détenus. Nombreux sont malades et ne peuvent pas accéder aux soins de santé. Avec ce rythme, nous risquons de perdre beaucoup des détenus”, plaide Obedi Kamala.
Il sied de rappeler que la prison centrale de Walikale, fait face depuis plusieurs années à une crise humanitaire et sécuritaire chronique, marquée par une surpopulation carcérale, des conditions de vie extrêmes, et une sous-alimentation chronique des détenus.
Malgré une réhabilitation partielle par la MONUSCO en 2017, l’établissement, qui abrite une majorité de prévenus, signale régulièrement des décès dus au manque de prise en charge médicale.
Dieu-Merci Mumbere


























