Plusieurs paroisses du diocèse Mangurejipa de l’Église évangélique du rite africain (EERA) ont déjà fermé leurs portes dans les groupements Mwenye et Manzia, en territoire de Lubero (Nord-Kivu). Leur fermeture fait suite à l’insécurité accrue caractérisée par les massacres de civils.
Selon l’évêque responsable du diocèse Mangurejipa de l’EERA, c’est depuis juin 2024 que cette entité pastorale est confrontée à une insécurité généralisée, caractérisée par des massacres de populations civiles, des incendies de maisons d’habitation et de véhicules. Des actes commis par des présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Monseigneur Kalyambi Moïse rapporte que les paroisses ordinaires telles que Mwenye, Musenge, Masoya, Kilonge, Mavonyo, Mambia, Loso/Bakoma, Mausa, Musenge, Nziapanda, Itendi, Pawanza, Kambau et Gelumbe ne fonctionnent plus à cause de cette insécurité. Il déplore l’impact de cette situation sur la mission pastorale.
“Dans ce diocèse, la situation reste critique. Nous travaillons dans des conditions difficiles suite aux violences et aux tueries. La population vit dans une grande peur, et certains ont déjà fui vers Butembo. Plusieurs paroisses ont dû fermer à cause de l’insécurité. Les premiers massacres sont survenus en juin 2025. Les paroisses de Gelumbe et environs ont été directement touchées“, a-t-il déclaré.
Monseigneur Kalyambi Moïse déplore également l’impact négatif de cette insécurité généralisée sur plusieurs secteurs de la vie socio-économique, entraînant le déplacement de nombreuses familles. Il plaide pour l’implication des autorités compétentes afin que son entité pastorale et les milliers de familles victimes puissent retrouver une vie normale.
“Que Dieu parle à travers nos dirigeants et leur montre les chemins à suivre pour rétablir la paix. En effet, lorsque les villes et les villages sont en proie à l’insécurité, plus rien ne peut fonctionner : ni le commerce, ni les activités étatiques et celles de l’Église. Que Dieu agisse à travers eux afin qu’ils sécurisent la population et pour que la vie reprenne son cours normal. Ceux qui fuient la guerre vivent dans des conditions déplorables là où ils trouvent refuge, car ils partent sans rien et souffrent énormément“, a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler que cela fait plusieurs mois que la partie Nord du territoire de Lubero fait face à une intensification des massacres de présumés rebelles ADF. Des groupes armés locaux sont également indexés dans cette situation.
Didy Vitava


























