Les réseaux de télécommunication MTN du Rwanda et de l’Ouganda gagnent de plus en plus du terrain dans certains endroits du territoire de Rutshuru, trois semaines après la coupure des réseaux Airtel, Orange et Vodacom dans plusieurs entités de la province du Nord-Kivu, sous occupation de la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par l’armée rwandaise.
Depuis quelques jours, MTN Rwanda a installé ses émetteurs sur une antenne Vodacom à Murambi, un quartier de Rutshuru-Centre, chef-lieu du territoire, couvrant déjà plusieurs entités comme Rutshuru-Centre, Kiwanja, Rubare et leurs périphéries.
Un autre émetteur a été installé à Ntamugenga, et le troisième sera prochainement mis en service sur une antenne à Kibumba, dans le Nyiragongo, selon des sources locales concordantes.
Dans ces entités, les cartes SIM et autres services MTN Rwanda et Ouganda se vendent déjà. Un habitant de Rutshuru-Centre, qui utilise déjà le réseau MTN Rwanda pour sa connexion internet, témoigne sous anonymat.
« Nous avons déjà la connexion MTN. Ce n’est pas une antenne, mais un émetteur connecté à MTN. Il suffit d’insérer la carte SIM MTN Rwanda pour accéder au réseau. Cela couvre plusieurs zones. À Ntamugenga, MTN est déjà opérationnel, et on apprend qu’il sera bientôt installé à Kibumba également », a-t-il expliqué.
Pour le réseau MTN de l’Ouganda, les habitants doivent parfois se déplacer vers certains points stratégiques pour capter le signal. Cela concerne principalement les habitants de Kiwanja, le grand centre du territoire, ainsi que ceux des villages des groupements Binza, Busanza et Jomba, situés à la frontière avec la République voisine de l’Ouganda.
Il convient de préciser que cela fait exactement trois semaines que les réseaux Vodacom, Orange et Airtel sont totalement coupés dans les entités sous contrôle de la rébellion de l’AFC-M23, notamment dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi, ainsi qu’une partie de Walikale et Lubero.
Le 26 janvier dernier, la société Vodacom avait annoncé avoir subi une intrusion dans son centre technique à Goma. Cette intrusion, affirme-t-elle, a entraîné la perte de supervision et de contrôle du réseau dans la zone, affectant les services voix, SMS, internet et M-Pesa. Elle avait cependant assuré que ses équipes étaient mobilisées pour remédier à la situation. Depuis, la zone reste sans couverture réseau.
La Rédaction



























