Au total, 4 710 enfants ont été réunifiés avec les membres de leurs familles au cours de l’année 2025 dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Ces actions de réunification familiale ont été menées par l’organisation Union pour la Paix et la Promotion des Droits de l’Enfant au Congo (UPDECO-ASBL), dans les villages des chefferies de Bwito et Bwisha (Rutshuru), Bukumu (Nyiragongo) et Bashali (Masisi). L’UPDECO est une organisation basée à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, œuvrant pour la promotion des droits de l’enfant, d’une citoyenneté responsable et de l’éducation à la paix.
Selon Alexis Kalungero, chargé des données au sein de cette organisation, les 4 710 enfants, dont 2 026 filles, figuraient parmi un total de 4 744 enfants séparés de leurs familles lors des différents mouvements de populations enregistrés dans un contexte de crise sécuritaire. Ils ont pu être réunifiés grâce aux efforts fournis par l’UPDECO et ses partenaires.
« Parmi les 4 710 enfants, il y a 2 026 filles. Nous les avons réunifiés principalement dans les chefferies de Bwisha et de Bwito. Certains enfants avaient quitté Goma lors de la prise de la ville, tandis que plusieurs autres sont venus du territoire de Nyiragongo vers Rutshuru. La majorité des enfants réunifiés avaient été séparés de leurs familles à la suite d’affrontements répétitifs, entraînant d’importants mouvements de populations », a-t-il expliqué.
Le chargé des données au sein de l’UPDECO interpelle la conscience des parents sur la nécessité de protéger leurs enfants en toute période de crise. Il souligne également que la connaissance de l’identité des parents est indispensable pour prévenir les cas de perte ou de séparation des enfants d’avec leurs familles.
« Il est important que l’enfant connaisse l’identité de ses parents. Cela facilite son identification ainsi que celle de sa famille. Les enfants doivent aussi éviter de se déplacer sans en informer leurs parents », a-t-il précisé.
À la suite des affrontements répétés, notamment dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, de nombreuses organisations de défense des droits de l’enfant, dont l’UNICEF, ont alerté sur la séparation de centaines d’enfants de leurs familles lors des déplacements forcés. Certaines ont également indiqué que plusieurs de ces enfants ont été entraînés, au cours de leur errance, dans des groupes armés.
Didy Vitava




























