La société civile, forces vives noyau de l’agglomération de Kipese, dans le territoire de Lubero, redoute des risques après le retrait des rebelles de l’AFC/M23 dans l’entité ainsi que des entités voisines, au début de la semaine en cours.
Cette structure citoyenne appelle la population à une extrême vigilance. Dans un message publié mercredi 25 mars, elle alerte sur les dangers persistants dans les zones anciennement occupées par les rebelles.
« Nous exhortons la population au calme, à une vigilance accrue, ainsi qu’à éviter toute fréquentation des camps désertés par les rebelles, afin de ne pas s’exposer à d’éventuels dangers », a déclaré son président.
Selon Mumbere Kasonia Le Bon, les camps abandonnés et certaines habitations désertées sont désormais considérés comme des sites à haut risque. Il estime que ces lieux pourraient contenir des engins explosifs non désamorcés, des bombes artisanales ainsi que des munitions abandonnées, exposant ainsi les civils à de graves dangers, notamment des blessures, des amputations, voire la mort.
Le président de la société civile de Kipese déplore par ailleurs des comportements imprudents observés au sein de la population, notamment des visites non encadrées motivées par la curiosité ou la recherche de biens laissés sur place. Face à cette situation, il recommande strictement d’éviter tout accès à ces zones, de ne toucher à aucun objet suspect et de signaler immédiatement toute situation douteuse aux autorités compétentes.
La société civile appelle également les parents à surveiller étroitement leurs enfants et invite la population à faire preuve de responsabilité, en évitant les rumeurs, les discours de haine et tout acte pouvant perturber la cohésion sociale.
La rédaction


























