Dans une région marquée par plus de deux décennies de violences armées, la littérature se fait acte de résistance et de reconstruction. La ville de Beni, à l’Est de la République démocratique du Congo, abritera le 25 janvier 2026 le vernissage de l’ouvrage “Ce que la guerre n’a pas tué”, un roman de l’écrivain congolais Serge Mulimani, publié aux éditions Plume Noire (Dakar, Sénégal).
L’annonce a été faite ce mercredi 14 janvier 2026 par l’auteur au cours d’un entretien avec la rédaction de notre média. Dans ce roman profondément humain, Serge Mulimani interroge les blessures laissées par la guerre sans céder au fatalisme.
“Ce que la guerre n’a pas tué” est un récit de résilience, une méditation sur la capacité de l’homme à se relever, à redonner du sens à l’existence malgré la perte, la peur et l’absurde. L’auteur y explore la survie intérieure, celle que les armes ne peuvent atteindre, et rappelle que même dans les contextes les plus sombres, la résilience et l’espérance demeurent un choix judicieux.
Le choix de Beni pour ce vernissage n’est pas sans sens. Cette ville, symbole de la souffrance collective mais aussi de la résilience des populations de l’Est de la RDC, incarne le cœur du message porté par l’ouvrage.
Depuis plus de vingt ans, l’insécurité persistante a bouleversé les trajectoires individuelles et collectives dans la région de Beni comme dans toute la partie orientale de la RDC. Pour l’écrivain Serge Mulimani, organiser un événement littéraire dans un tel contexte revient à affirmer que la culture, la parole et l’écriture restent des espaces de résistance face à la violence.
À travers cette rencontre autour du livre, l’auteur et les organisateurs souhaitent offrir un moment de réflexion, de partage et de consolation, où la littérature devient un lieu de guérison symbolique. Le vernissage se veut ainsi un hommage aux survivants, à celles et ceux que la guerre n’a pas tués, ni physiquement ni intérieurement.
Serge Mulimani n’en est pas à son premier engagement littéraire. Il est également l’auteur de “Requiem pour les Damnés de la République”, un récit qui développe les thématiques similaires, ainsi que de “Le bonheur au quotidien”, un essai philosophique qui appelle à apprécier la vie même dans les moments troubles.
Par l’ensemble de son œuvre, Serge Mulimani s’impose comme une voix qui questionne la violence, la dignité humaine et la quête de sens dans des sociétés éprouvées par la crise et la guerre.
Le rendez-vous est donc pris à Beni ville, le 25 janvier 2026, pour célébrer un livre, mais surtout pour rappeler que, même au cœur de la tourmente, la littérature peut encore éclairer la nuit.
La rédaction




























