Plusieurs groupes armés réclamant des Wazalendo, en provenance du Nord-Kivu et se dirigeant vers le territoire de Mambasa, en Ituri, sont accusés de multiples exactions contre les populations civiles. Les faits sont notamment signalés dans les chefferies de Babila-Babombi et de Bakwanza.
L’alerte a été lancée le lundi 19 janvier par la Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH), antenne territoriale de Mambasa. Selon le secrétaire de cette ONG de défense des droits humains, ces groupes armés se rendent coupables d’arrestations arbitraires de civils, d’affrontements dans des zones habitées, de tracasseries routières, ainsi que de l’exploitation illégale des minéraux et du bois.
« Nous ne comprenons pas ce déplacement du massif des groupes armés du Nord-Kivu vers le territoire de Mambasa, alors que le Nord-Kivu est sous la menace des ADF et du M23, qui est en train de ravir nos terres. Au lieu d’aller traquer l’ennemi, ces groupes se concentrent à Mambasa, où ils exploitent l’or, les planches et le bois, torturent la population, infligent des amendes illégales et installent des cachots clandestins partout où ils s’implantent », explique Ramazani Malikidogo.
Il indique que ces agissements plongent la population dans une inquiétude permanente, en raison de la présence de ces éléments armés dans la région. Il plaide pour leur traque, afin de rétablir le calme dans les entités sous leur occupation.
« C’est la population qui souffre aujourd’hui. C’est pourquoi nous lançons un appel au gouvernement pour traquer tous ces groupes armés qui commettent de graves violations des droits humains contre la population du territoire de Mambasa », insiste-t-il.
Il sied de rappeler que les chefferies de Babila-Babombi et de Bakwanza sont confrontées à une insécurité persistante, principalement entretenue par des groupes armés locaux. Leur activisme touche plusieurs secteurs de la vie socio-économique.
La Rédaction



























