Neuf (9) civils ont été tués et au moins trente-neuf (39) autres gravement blessés au cours d’une incursion, lundi 6 février, des présumés éléments du groupe armé Zaïre au village Dyambu, dans le groupement Dz’na dans le secteur de Walendu Pitsi en territoire de Djugu, (Ituri).
Ce bilan est livré ce mardi 7 février à RTPA.CD par la Coalition associative résolue pour la défense des droits de l’homme (COARDHO). Cette structure rapporte que les victimes de cette attaque étaient déjà, les unes dans leurs maisons et pendant que les autres revenaient maintenant de leurs différents lieux de travail, autour de 19heures30, heure locale.
“9 civils tués et 39 blessés graves, c’est le bilan officiel de massacre des civils dans le groupement Dz’na, localité Dyambu, […] dont les présumés auteurs restent la milice Zaïre“, déclare Benjamin Ngabu, coordonnateur de cette organisation.
La COARDHO déplore cependant la non-intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui a permis aux miliciens d’opérer aisément dans ce village, et ce, aux heures de la soirée. Elle recommande aux autorités provinciales et nationales de prendre en charge les funérailles des victimes et les soins médicaux pour les blessés de cette attaque.
Il convient de préciser que le territoire de Djugu est l’un des territoires de la province de l’Ituri, théâtres des violences armées. Dans son rapport de monitoring du mois de janvier dernier, la société civile coordination provinciale de l’Ituri a rapporté un total d’au moins 80 civils tués au cours des incursions et exactions des groupes armés locaux.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OICHA), environ 35 000 personnes en provenance des villages autour de la localité de Drodro, dans le territoire de Djugu ont trouvé refuge dans le site des déplacés à Rhoo depuis le 8 janvier 2023.
Ce chiffre porte à 70 000, le nombre des personnes déplacées vivant dans ce site, à en croire le rapport de cette agence des Nations-Unies, publié le 19 janvier dernier. Sur place, ces vulnérables vivent dans des conditions de vie très précaires et présentent des besoins urgents notamment en nourriture, abris, articles, non-alimentaires, eau,…ainsi qu’en protection.
Depuis décembre 2017, des violences armées sur fond des « tensions communautaires » continuent de pousser les populations au déplacement dans le territoire de Djugu. Avant ces nouveaux déplacements, plus de 680 000 personnes ont été contraintes au déplacement à l’intérieur de ce territoire, ce qui représente plus de 45% de l’ensemble de la population déplacée de la province de l’Ituri.
Didy Vitava & Vérité Johnson



























