Dans un contexte national marqué par l’insécurité persistante et les tensions sociopolitiques, la coordination provinciale de la Société civile du Congo (SOCICO) au Nord-Kivu salue l’initiative du Chef de l’État d’ouvrir un dialogue national inclusif intercongolais à Kinshasa.
Elle considère ce dialogue comme une opportunité historique pouvant permettre aux Congolais de se parler, de se réconcilier et de rechercher ensemble des solutions durables aux conflits armés, aux crises politiques et aux multiples menaces qui plongent le pays dans l’impasse.
« Dans un contexte sécuritaire, politique et social particulièrement préoccupant dans l’Est du pays, la SOCICO considère ce dialogue comme une opportunité historique pour permettre aux Congolais et Congolaises de se parler, de se réconcilier et de rechercher ensemble des solutions durables aux conflits armés, aux crises politiques et aux menaces qui plongent le pays dans l’incertitude », a déclaré Étienne Kasiki, coordonnateur provincial de la SOCICO.
Tout en reconnaissant une avancée majeure vers la décrispation du climat politique, la structure citoyenne exprime néanmoins des réserves quant aux conditions annoncées par le Chef de l’État. Elle estime que celles-ci risquent de compromettre le caractère véritablement inclusif du dialogue.
« La SOCICO exprime de sérieuses préoccupations face à certaines conditions annoncées qui pourraient conduire à l’exclusion de certains acteurs politiques et sociocommunautaires, alors que ce dialogue se veut inclusif et intercongolais, car l’unité nationale s’impose », a-t-il expliqué.
La coordination provinciale de la Société civile du Congo (SOCICO) Nord-Kivu demande au président Félix Tshisekedi d’assouplir et d’atténuer les conditions d’éligibilité à ce dialogue afin de garantir la participation de toutes les parties prenantes à la crise, et ainsi espérer dégager un consensus global devant engager le pays sur une nouvelle page de son histoire.
Lors d’une cérémonie d’échange de vœux organisée le 31 janvier à Kinshasa avec les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC, le président Tshisekedi a déclaré que, si le dialogue devait se tenir, il se déroulerait sur le sol national et non à l’étranger, et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois du pays et des règles démocratiques qui fondent le pacte national.
Félix Tshisekedi a estimé que ce dialogue ne saurait être invoquée pour relativiser une agression ni pour diluer des responsabilités établies. Il a affirmé que la justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout et sans complaisance, afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de l’agression.
Didy Vitava



























