Le député provincial Muhindo Mushitu Chafi a saisi, lundi 12 2026, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, sur l’urgence de janvier remplaçant le commandant urbain de la Police nationale congolaise (PNC) dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu.
Dans sa correspondance, l’élu de Butembo motif sa démarche par plusieurs chagrins portés contre le patron de la police dans cette ville. Il l’accuse notamment d’incapacité à gérer les affaires de la police, d’inefficacité à assurer la sécurité des habitants, d’arrestations arbitraires, d’un manque de professionnalisme, ainsi que de l’absence de collaboration avec les citoyens et les organismes de la société civile.
Selon le député provincial, cette attitude du commandant urbain de la police compromet la prévention et la lutte contre la criminalité dans la ville.
” En effet, le commandant de la police urbaine de Butembo, le Commissaire Supérieur Georges GONJILA a démontré une incapacité notoire à gérer les affaires de la police et à assurer la sécurité des citoyens de Butembo. Ses actions et décisions ont été marquées par une absence de professionnalisme et une incapacité à prendre des décisions éclairées. […] Enfin, le commandant de la police urbaine de Butembo a également démontré une absence de collaboration avec les citoyens et les organisations de la société civile, ce qui a rendu difficile la prévention et la lutte contre la criminalité dans la ville “, écrit le député.
L’élu de Butembo demande au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur de procéder à son remplacement.
« Avant que cela ne suscite des graves indignations pouvant conduire à des dégâts indésirables comme cela s’augure déjà, il est donc impératif de la remplacer par un officier compétent, intégré et ouvert à la collaboration avec les citoyens », plaide-t-il.
Le mardi 13 janvier, les habitants de la ville de Butembo ont observé une journée sans activités à l’appel de la synergie des mouvements citoyens et des groupes de pression. Les organisateurs dénonçaient l’insécurité urbaine croissante dans la ville, tout en exigeant le remplacement du maire et du commandant urbain de la police, tous accusés de passivité face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Dans la soirée du mercredi 7 janvier dernier, deux personnes ont été assassinées dans la ville. Le premier cas est celui de Muhindo Destin, un jeune homme tué par balle dans la cellule Kihate, au quartier Mutiri, dans la commune de Bulengera. Sa moto de marque Bodaboda a été emportée par des bandits armés.
Le deuxième cas est celui du sous-lieutenant de la Police nationale congolaise, Mbusa Kibwana Ngike. Il a été criblé de balles par des hommes armés non autrement identifiés à Lusando, dans le quartier Vutetse, en commune de Kimemi. Son garde du corps a également été grièvement blessé par balle.
Au lendemain de ce double assassinat, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Kakule Somo, présidé le conseil provincial de sécurité dans la ville de Butembo. Plusieurs mesures visant à rétablir d’urgence la sécurité ont été prises, tandis que toutes les couches sociales ont été appelées à travailler en synergie avec les services de sécurité pour la paix et la stabilité dans la ville.
La Rédaction




























