Depuis une semaine et demi, les activités scolaires sont à l’arrêt dans vingt-trois (23) écoles, dont quinze (15) primaires et huit (8) secondaires, du groupement Malio, en chefferie des Bashu, dans le territoire de Beni, à la suite des récentes attaques survenues aux rebelles ADF. Enseignants, élèves et parents ont fui leurs milieux respectifs pour se mettre à l’abri de ces attaques.
Selon la société civile Forces vives de Bashu, les écoles directement affectées sont situées dans les villages de Vurondo, Kisesa-Ndondi, Kivira, Kisungu-Vulera et Kyondo-Kitumbu. Ces villages ont connu un déplacement massif des habitants à la suite des attaques répétées des ADF dans le groupement voisin de Mwenye, en territoire de Lubero, puis après la présence des rebelles signalées aux environs du village de Vurondo (Malio).
« Cela fait une semaine et demie que quinze (15) écoles primaires et huit (8) écoles secondaires sont fermées et que les activités sont suspendues à la suite des différentes attaques des terroristes ADF dans le groupement Mwenye et dans une partie du village de Vurondo », a fait savoir Maître Maombi Kahongya, président des Forces vives de Bashu.
Le président de la société civile de Bashu déplore l’abandon des élèves en déplacement dans des zones jugées sécurisées. Il presse le gouvernement congolais de mettre fin à l’activisme des ADF.
« La société civile appelle le gouvernement congolais à prendre ses responsabilités pour rétablir la paix dans les zones touchées par les attaques des terroristes ADF », a-t-il déclaré.
Maître Maombi Kahongya appelle également les responsables scolaires à encadrer les élèves et écoliers déplacés afin de leur permettre de poursuivre leurs activités scolaires et d’achever l’année scolaire dans de bonnes conditions.
Depuis début janvier 2026, le groupement Mwenye, en chefferie des Baswagha, dans le territoire de Lubero, fait face à une recrudescence des attaques des ADF. La société civile locale fait état d’au moins 29 civils tués et de plus de 70 maisons incendiées par les rebelles. Depuis fin janvier, ces derniers ont étendu leurs attaques au groupement voisin de Malio, dans le territoire de Beni.
La Rédaction



























