Le débordement d’immondices vers le quartier Bunzi, situé près des cimetières des victimes d’Ebola, inquiète le groupe de pression Véranda Mutsanga en ville de Beni. Cette situation, dénoncée depuis près de deux semaines, met en danger l’environnement et la santé des populations riveraines.
Selon le groupe de pression, plusieurs habitants fréquentant cet endroit ont alerté sur l’accumulation incontrôlée des déchets. Ce mardi 3 mars, après une descente sur le terrain pour s’enquérir de la situation, quelques membres affirment avoir constaté l’ampleur du problème.
« Nous avons trouvé des tas d’immondices à proximité des habitations et des lieux de passage. La population riveraine est en danger face à cette insalubrité », a déclaré Mastor Caleb, membre de la Véranda Mutsanga.
Outre les odeurs nauséabondes qui se dégagent de ces déchets, le mouvement souligne les risques sanitaires liés à la prolifération des microbes et des maladies.
« Lorsque le vent souffle, les mauvaises odeurs envahissent toute la zone. Cela expose les habitants à différentes maladies », ajoute-t-il.
La situation se complique davantage en période de pluie. Selon les riverains, les eaux de ruissellement dispersent les déchets, rendant le passage difficile, voire impraticable.
« Quand il pleut, nous avons du mal à traverser cet endroit pour nous rendre aux champs. Les immondices sont mélangées à la boue et bloquent le passage », témoigne un habitant du quartier.
La Véranda Mutsanga déplore également l’impact environnemental de cette décharge à ciel ouvert : pollution du sol, dégradation du paysage et atteinte à la dignité d’un site proche des cimetières des victimes d’Ebola. Le mouvement affirme que la majorité de ces déchets proviendrait de la ville de Beni, qui ne disposerait pas de poubelles publiques adaptées ni d’un système efficace de gestion des ordures.
« Nous fustigeons le silence des autorités urbaines face à ces cris d’alarme. Il est urgent que les services habilités s’impliquent pour dégager ces déchets et protéger l’environnement ainsi que la santé de la population », conclut le mouvement citoyen.
Chantal Kahashi



























