La coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu alerte sur le plan de balkanisation et d’exploitation des ressources du sol et du sous-sol congolais par les pays voisins sous couvert des multinationales et de la communauté internationale.
C’est le vice-président de cette structure citoyenne qui a lancé cette alerte dimanche 8 janvier au cours d’une conférence qu’il a animée à l’intention des jeunes du quartier Kyaghala dans la commune Bulengera, en ville de Butembo, (Nord-Kivu). Cette conférence portait sur la problématique de la persistance de la guerre dans cette partie du pays.
Devant la jeunesse, Edgard Katembo Mateso a vivement dénoncé l’implication des pays voisins, des multinationales et de la communauté internationale dans l’interminable guerre qui écume la province du Nord-Kivu depuis les années 1994 et dont la mission est d’exploiter les richesses et/ou balkaniser le pays.
« Les pays voisins, les multinationales et la communauté internationale veulent exploiter nos richesses, ils veulent balkaniser notre pays. C’est à ce titre que nous avons sonné la sonnette d’alarme. Que les jeunes puissent prendre conscience de cette guerre qui est en train de consumer nos frères et sœurs. Nous devons résister pour stopper cette guerre, nous devons continuer à dénoncer et nous devons nous prendre en charge », a-t-il lancé aux jeunes participants.
Conscient que la dénonciation à elle seule ne suffit pas, le vice-président de la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu appelle à une auto-prise en charge de la population congolaise en général et de façon particulière la jeunesse congolaise.
« Nous devons nous prendre en charge pour stopper ce plan qui vise notre pays. La jeunesse doit se prendre en charge. Cette prise en charge doit passer par l’entrée de cette jeunesse dans les institutions du pays pour imposer aux gouvernants une nouvelle forme politique qui puisse aider à sauver le pays des accords mal négociés et des infiltrations. Les jeunes doivent entrer dans la Police, dans l’armée et dans les services de sécurité du pays pour devoir imposer une nouvelle gouvernance à ce pays », a-t-il dit.
Depuis le 13 juin 2022, une partie du territoire congolais est sous occupation de la rébellion du M23. Les autorités congolaises n’ont cessé d’accuser Kigali d’apporter du soutien humain et matériel à cette rébellion d’origine rwandaise.
Après de multiples dénonciations régionales et sous-regionales de l’évasion de l’armée rwandaise dans l’Est de la RDC, la communauté internationale s’est aussi lancée dans ce jeu des dénonciations. Leur inaction suscite la colère des habitants de la RDC qui l’accusent d’être en connivence avec les pays agresseurs dont le Rwanda dans le but de pilier le pays et au finish exécuter le plan de balkanisation.
Serge Mulimani
























