Dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, obtenir un acte de naissance relève désormais du parcours du combattant. Depuis des années, de nombreux bureaux de l’état civil font face à une rupture prolongée de formulaires, compromettant gravement l’enregistrement des nouveau-nés.
Face à cette situation, le Parlement d’enfants de Beni, coordination du Grand Nord-Kivu, est monté au créneau mardi 17 mars 2026. Dans une déclaration publique, cette structure de défense des droits de l’enfant alerte sur les conséquences inquiétantes de cette pénurie, qui prive des milliers d’enfants de leur droit fondamental à une identité légale.
« Il s’agit d’une négligence persistante qui hypothèque l’avenir de toute une génération », dénonce son porte-parole, Kambale Ngumayiri Georges.
Selon lui, l’absence d’actes de naissance expose ces enfants à de multiples vulnérabilités, notamment l’impossibilité d’accéder à certains services essentiels comme l’éducation ou les soins de santé.
Le Parlement d’enfants appelle ainsi le gouvernement central à agir en urgence pour réapprovisionner les bureaux de l’état civil concernés et rétablir un service public essentiel.
Sans intervention rapide, préviennent ces jeunes défenseurs des droits de l’enfant, le Nord-Kivu pourrait faire face à une montée du risque d’apatridie et à une exclusion sociale accrue, touchant des milliers d’enfants déjà fragilisés par un contexte sécuritaire difficile.
Chantal Kahashi




























