Le député national honoraire, Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, a relevé les défis liés aux accords de paix entre la République Démocratique du Congo et différentes parties. C’était lors d’une conférence-débat animée ce samedi 21 février 2026 à l’hôtel May Royal en ville de Butembo, une activité qui a réuni les étudiants des différentes institutions supérieures y compris différentes couches sociales.
Le notable du Nord-Kivu a, dans son exposé, fait observé les faiblesses des accords de paix. Il a notamment évoqué les accords de Doha, qui prévoient le retour des réfugiés congolais basés au Rwanda, mais dont la mise en œuvre peine à se concrétiser.
Selon lui, ces accords proposent également qu’une moitié des membres du M23 soit intégrée aux forces spéciales intérimaires, une mesure difficile à appliquer.
L’accord de Washington, quant à lui, qualifie les Wazalendo, des groupes supplétifs du FDLR ( Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda) devant être neutralisés pourtant alliés aux Forces armées de la RDC.
Aucun des ses accords ne mentionne la situation préoccupante des ADF qui endeillent la population depuis plusieurs années dans une autre partie de la RDC regrette Jean Baptiste Kasekwa.
“Nous avons relevé d’autres faiblesses, surtout par rapport à Doha. Il parle du retour des réfugiés congolais basés au Rwanda. Le cas de ces réfugiés a été traité depuis 2010 par ces accords. Ces déplacés sont incapables de retourner au Nord-Kivu et au Sud-Kivu tant que les FDLR ne sont pas neutralisés.On propose que, pour le retour de ces réfugiés à Doha, il faut que 50 % des membres du M23 fassent partie de ce qu’on appelle les Forces spéciales intérimaires.Nous avons démontré qu’on veut se préoccuper de la situation de 144 mille réfugiés basés au Rwanda, mais la présence des troupes du M23 pendant 5 ou 10 ans va empêcher le retour de tous ces réfugiés qui ont fui Uvira, Goma, Lubero et Bukavu” a t’il expliqué.
Jean Baptiste Kasekwa appelle les États-Unis à exiger le retrait du M23 du sol congolais, où il est présent depuis 2013. Il a aussi insisté sur la nécessité d’une mobilisation générale de toutes les couches sociales pour soutenir la paix et la sécurité dans la région.
Claudine Mulengya




























