Les conseils des jeunes des communes de Goma et de Karisimbi, dans la ville de Goma, ainsi que du territoire de Rutshuru, (Nord-Kivu), alertent sur la tentative de la coalition rebelle AFC-M23 de fermer toutes les sociétés de gardiennage de la ville de Goma au profit d’une société de gardiennage rwandaise appelée “Nevis”.
Dans une note d’alerte datée du 14 février, ces trois structures rapportent que l’AFC-M23 a imposé des conditions d’autorisation de fonctionnement particulièrement difficiles aux sociétés de gardiennage œuvrant dans les zones sous occupation, afin de les pousser dans l’impossibilité de fonctionner, et donc de fermer leurs portes et de cesser leurs activités.
Selon les conseils communaux des jeunes de Goma, de Karisimbi et du territoire de Rutshuru, lors de sa réunion du 12 février dernier, l’administration de la rébellion AFC-M23 a exigé des sociétés de gardiennage opérant dans les zones sous occupation d’envoyer leurs agents suivre une formation militaire à Rumangabo, de leur faire porter la tenue imposée par la rébellion et de verser, de surcroît, la somme de 50 000 dollars américains pour pouvoir poursuivre leurs activités.
Les trois structures de jeunesse s’indignent de cette décision, qui risque d’entraîner de lourdes conséquences socio-économiques pour la population.
Elles attirent l’attention des organisations nationales et internationales, ainsi que des syndicats des travailleurs, sur les répercussions dramatiques de cette décision, laquelle pourrait jeter au chômage plus de 80 000 jeunes Congolais employés par différentes sociétés de gardiennage congolaises dans les zones sous occupation rebelle.
Les trois structures accusent la rébellion de vouloir remplacer les jeunes Congolais employés dans ces sociétés par des jeunes recrutés et armés, à l’issue d’une formation militaire suivie au Rwanda au bénéfice de la rébellion. Les conseils communaux des jeunes de Goma, de Karisimbi et du territoire de Rutshuru accusent également certains investisseurs congolais proches du Rwanda de soutenir cette démarche qu’ils qualifient de très dangereuse.
Ils appellent enfin à une implication urgente des instances nationales et internationales compétentes afin de contrecarrer cette décision, qui pourrait plonger la jeunesse dans une crise très grave.
La Rédaction




























