Le Directeur provincial de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté du Nord-Kivu II demande aux gestionnaires d’écoles et aux partenaires d’accueillir les enfants déplacés dans les établissements proches de leurs lieux de refuge. Il l’a fait savoir dans un communiqué signé mercredi 4 février.
Le Directeur de la province éducationnelle du Nord-Kivu II, Bisimwa Balekembaka Norbert, motive sa demande par la recrudescence de l’insécurité dans certaines entités de sa province éducationnelle, à l’occurrence des sous-divisions de Njiapanda, Lubero 1, d’Oïcha et de Kyondo, situées respectivement dans les territoires de Lubero et de Beni, où certaines écoles sont contraintes de fermer leurs portes.
Le PROVED note dans son communiqué que cette mesure vise à assurer la continuité de l’éducation des enfants déplacés, ayant fui leurs écoles suite à l’insécurité. Il demande aux gestionnaires d’écoles conventionnées et privées agréées du Nord-Kivu II de s’impliquer activement pour que tout enfant déplacé soit accueilli dans l’école la plus proche de son lieu de refuge.
Le PROVED Bisimwa Balekembaka Norbert demande cependant aux parents d’assurer aux apprenants déplacés un accompagnement auprès des autorités scolaires afin qu’ils bénéficient d’un accueil chaleureux.
Il est à rappeler que depuis début janvier, la partie nord-ouest du territoire de Lubero, comprenant la sous-division éducationnelle de Njiapanda, fait face à des attaques à répétition des rebelles ADF. À la suite de ces attaques, enseignants, élèves et parents ont fui la région.
La même situation s’observe depuis fin janvier dans une partie du groupement Malio, dans la chefferie des Bashu, en territoire de Beni. Mardi dernier, la société civile de Bashu a alerté sur la fermeture d’au moins 23 écoles, dont 15 primaires et 8 secondaires, dans les villages de Vurondo, Kisesa-Ndondi, Kivira, Kisungu-Vulera et Kyondo-Kitumbu, où les populations civiles ont fui les attaques des ADF.
Voici le communiqué du PROVED

Didy Vitava




























